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Les machines de Gilbert Peyre

Gilbert Peyre expose ses machines extravagantes, inventives, poétiques à la Halle Saint-Pierre à Paris. Le blog vous fait découvrir quelques instants les sculptures de bric et de broc de cet artiste électromécanomaniaque. Avec quelques éléments récupérés dans les poubelles, chez Emmaüs, et beaucoup d’ingéniosité, Gilbert Peyre crée un monde mystérieux et parfois dérangeant.


Gilbert Peyre à la Halle Saint-Pierre par cimaises-leblog

Infos

Gilbert PEYRE, L’électromécanomaniaque, du 16 septembre 2016 au 26 février 2017. Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard,75018 Paris. Tél. : 33 (0) 1 42 58 72 89

www.hallesaintpierre.org

Photo en tête :  Gilbert Peyre, BêteMachine, 1997-2016, électropneumatique (détail)

 

Le plein d’Art brut

Venue des États-Unis, l’Outsider Art Fair tient sa troisième édition à Paris en même temps que la Fiac. Cette foire réunit trente-sept galeries internationales spécialisées dans l’art brut et l’art outsider. C’est une belle occasion de découvrir des artistes peu montrés en France. Les prix sont de plus très accessibles, si l’on exclut les grandes stars de l’art brut, comme Aloïse dont les œuvres voisinent les 50 000 euros.

Voici quelques-uns des coups de cœur du blog. (cliquez sur les images pour passer en mode diaporama)

Les liens

Pour en savoir plus, voici quelques liens sur les artistes et les galeries

C.J. Pyle à la Carl Hammer Gallery

Scottie Wilson chez Fleisher Ollman

Martine Birobent de la Galerie des Nanas

Marie-Rose Lortet chez Marie Finaz Gallery

Agostino Goldani chez Maroncelli 1.2

Terry Curling chez Béatrice Soulié

Eugene Von Bruenchenhein chez Andrew Edlin Gallery

Alice Wong chez Creative Growth art center

Damien Michaels à la galerie Eqart

Image en tête  : C.J. Pyle à la Carl Hammer Gallery

L’art outsider à Paris

En cette fin d’octobre, Paris propose une très riche programmation artistique. Bien sûr, il y a la FIAC dont tous les grands médias se font l’écho. Mais il existe une multitude de foires off ou de salons qui se produisent en même temps. Citons Slick, Variation, Yia Art Fair, Art Élysées, Réalités nouvelles… L’Outsider Art Fair est un événement à ne pas manquer pour qui aime l’art brut ou souhaite le découvrir. Cette foire, importée des États-Unis, se tient pour la deuxième fois à Paris. Le concept de la manifestation est original. Vingt-cinq galeries sont réparties dans les six étages d’un hôtel 4 étoiles à deux pas des Champs-Élysées. Les œuvres sont accrochées dans les chambres, posées sur les lits, les fauteuils, voire dans les salles de bain. L’ambiance est très sympathique. L’exiguïté des lieux, leur intimité font que les conversations s’engagent facilement. Les galeristes sont toujours prêts à faire connaître leurs artistes, mais mieux vaut parler anglais, car la majorité des exposants sont étrangers. Je vous invite vraiment à faire un saut à l’hôtel, si vous souhaitez sortir des sentiers battus du grand bizness de l’art contemporain.

Cette année, le blog met l’accent sur cinq artistes. Il y en avait beaucoup d’autres tout aussi intéressants, mais il faut bien faire un choix !

Georges Wilson

Une œuvre de George Wilson représentée par la galerie Creative Growth.
Une œuvre de George Wilson représentée par la galerie Creative Growth.

George Wilson (Galerie Creative Growth) est né en 1946. Homme plutôt taciturne, il dessine de manière frénétique. Dans des dessins colorés et énergiques, il imagine un bestiaire où les chevaux et les chiens ont la part belle, il peint également des personnages aux grands yeux, dont les corps s’entremêlent souvent dans l’anonymat de la foule.

 

 

 

 Chomo

Les œuvres de Chomo dans la chambre de la galerie Rouillac.
Les œuvres de Chomo dans la chambre de la galerie Rouillac.

Chomo (1907-1999) est présenté par le cabinet de commissaires-priseurs Rouillac. Cet artiste vivait en ermite dans la forêt de Rambouillet. Il avait créé un village « d’art préludien » qu’il aimait faire visiter et qui est fermé depuis sa mort. Le cabinet a choisi d’exposer des œuvres de sa dernière période, peintes sur un très beau papier aquarelle grand format. Elles représentent des « Mutants » et évoquent les « vibrations » de l’univers.

 

Ody Saban

art outsider
Une oeuvre d’Ody Saban présentée par la galerie Claire Corcia. « L’oeil Blanc », 148 x 116 cm.

La Galerie Claire Corcia expose de magnifiques dessins d’Ody Saban (née en 1953). Cette artiste à la sensibilité exacerbée pratique l’écriture automatique. Elle noircit le papier de figures entrelacées qu’elle colore de touches intenses d’acrylique. Elle reprend son dessin par strates successives tant qu’elle n’en est pas satisfaite. Née en Turquie, Ody Saban a été sans doute influencée par la richesse des miniatures persanes. Mais elle a créé un monde bien à elle. Elle immerge le spectateur au cœur d’une nature luxuriante, inquiétante, dévorante, où les êtres et la végétation se métamorphosent, parés de couleurs flamboyantes et psychédéliques.

 Tagami

outsider tagami
Les œuvres de Tagami dans la chambre de la galerie Atsuko Barouh

L’artiste japonais Tagami peint des portraits aux bouilles déformées et amusantes, qu’il réalise parfois en bas-relief avec du papier mâché et du carton. Il a été découvert par la galeriste Atsuko Barouh. Celle-ci, qui expose plutôt de l’art contemporain, a eu un coup de foudre pour son travail. Elle a mis plusieurs années à entrer en contact avec l’artiste et à le convaincre d’exposer !

 

 Marcos Bontempo

Une œuvre de Marco Botempo présentée par la galeriste Gloria Cohen.
Une œuvre de Marco Botempo présentée par la galeriste Gloria Cohen.

Marcos Bontempo est né en 1969 en Argentine, il vit en Espagne dans la ville de Ronda où sa famille a émigré depuis 1975. Sa personnalité et ses états d’âme le conduisent à mener deux œuvres parallèles. De jour, il dessine et peint des paysages très raffinés qui sont le décor de ses promenades quotidiennes. De nuit, Marcos Bontempo peint un tout autre univers, celui d’un monde intérieur peuplé de figures qui sont comme autant de cris dans un théâtre d’ombres. Ces dessins aux traits puissants et à la matière grumeleuse déclinent quelques thèmes phares : les crânes, les animaux, les transmutations. Il est présenté par Gloria Cohen et Jennifer Pinto Safian.

Informations pratiques

Outsider art Fair. Ouverture au public : vendredi 24 et samedi 25 octobre (11h00-20h00) et dimanche 26 octobre (12h00-18h00). Hôtel Le A, 4, rue d’Artois 75008 paris. http://www.outsiderartfair.com

panos galerie christian berst

P’tits mouchoirs

Exposition originale à la Galerie Christian Berst à Paris sur les paños des prisonniers mexicains. Les paños sont des mouchoirs en coton blanc sur lesquels les détenus dessinent au crayon-bille. Pour les prisonniers latinos du sud-ouest des États-Unis, souvent illettrés et condamnés à de longues peines, ces messages aux allures d’enluminures adressés à leurs proches représentent l’unique moyen de communication avec l’extérieur. Les motifs, suivant une technique transmise d’une génération de détenus à l’autre, associent les icônes du peuple mexicain (héros de la révolution, légendes précolombiennes…) et celles de la culture des gangs latinos (pin-ups aux formes généreuses, grosses cylindrées…). Ces réalisations sont incroyablement réussies et démontrent de vrais talents d’artistes.

panos galerie Christian Berst panos  galerie Christian berst

Infos pratiques :

« Paños- prison break », du 11 mars au 19 avril 2014. Galerie Christian Berst, 3-5, passage des Gravilliers 75003 Paris. Mardi au samedi de 14 à 19 h.

Des fous, des sous, des atouts

Revue de web n°4

Brut d’art

Copie d'écran du site Liberation.fr
Copie d’écran du site Liberation.fr

La revue anglaise « Raw Vision » fête ses vingt-cinq ans au musée de la Halle Saint-Pierre à Paris. Elle a sélectionné 400 œuvres de 80 artistes représentatifs de « l’art des fous ». Libération nous fait la visite guidée…

 

 

 

 

 

 

 

Fondation d’une fondation

Cope d'écran du site Paris Match
Copie d’écran du site Paris Match

À l’instar de François Pinault, son célèbre concurrent, Bernard Arnault se devait d’avoir lui-aussi une fondation d’art contemporain. Ce sera bientôt chose faite. La fondation Louis Vuitton ouvrira bientôt ses portes dans le bois de Boulogne à Paris. Paris Match nous entraîne dans les coulisses du chantier d’un bâtiment conçu par l’architecte Frank Gehry.

L’art rend riche

Copie d'écran du site de La Tribune
Copie d’écran du site de La Tribune

Non, les artistes ne sont pas des pique-assiette. Bien au contraire ! La culture est génératrice de richesses. Elle contribue même 7 fois plus au PIB français que l’industrie automobile. Voilà qui est dit !  La Tribune analyse cette bonne nouvelle.

 

 

Outsider art fair, une foire à la marge

Après la Fiac et ses foires satellites, vous éprouvez une overdose d’art contemporain ? Courrez vite à la Outsider art fair ! Encore une autre foire, direz-vous. Certes. Mais celle-ci regroupe des galeries spécialisées dans l’art brut ou « outsider », c’est-à-dire créé par des artistes autodidactes en dehors des circuits établis. La manifestation, qui nous vient des États-Unis, se tient dans un endroit original, un hôtel chic du centre de Paris. Les œuvres sont accrochées dans la salle de bain, au-dessus du lit, posé sur des crédences, des étagères. Le galeriste est assis dans un fauteuil, ou même sur le lit. Il ressemble à un voyageur auquel on vient rendre visite. L’avantage de ce lieu original, c’est que le collectionneur peut tout à fait imaginer les œuvres dans son intérieur. (« Je verrai bien ça chez moi », pense-t-il sans doute). L’inconvénient est que l’on se sent parfois à l’étroit, et un peu indiscret, dans ces petites chambres aux oreillers bien joufflus. Comme si l’on pénétrait l’intimité d’un inconnu. Mais après quelques minutes, cette gêne disparaît. Et puis n’est-ce pas le propre de l’art brut de provoquer des questionnements, d’interpeler ses regardeurs ? Au détour des couloirs, on découvre partout des œuvres remarquables. Les galeristes sont venus avec des bijoux des stars de l’art outsider, comme Henri Darger (Andrew Edlin Gallery), Aloïse (Galerie du Marché), Josef Wittlich (Wasserwerk. Galerie Lange ou galerie Gugging), Janet Sobel, inventrice du dripping avant Pollock (Gary Snider Fine art). Mais il y a aussi de superbes découvertes, comme les collages de papiers de boîtes de cigare de Felipe Jesus Consalvos (Fleisher-Ollman Gallery), l’univers rêveur d’un jeune artiste indien, Mayank Kumard Shyam (galerie Hervé Perdriolle Inde(s)), les sculptures et peintures de Terry Turrel (American Primitives). Mon coup de cœur va aux sculptures polychromes de Richard C Smith (Henry Bower Gallery), assemblages d’animaux bizarres, totems de têtes plus ou moins effrayantes. « J’ai découvert cet artiste quand il avait soixante ans, explique le galeriste Henry Boxer. C’est sa femme qui m’a téléphoné en me disant, je crois que mon mari est un artiste outsider. Effectivement, il l’était. Richard C Smith ne travaille qu’avec des morceaux de bois glanés dans la forêt, dans lesquels il a ressenti une présence. Il les assemble, les sculpte et les peints pendant de longues heures. Une œuvre lui demande près de deux mois de travail. La plupart d’entre elles cachent des secrets. Par exemple, on fait pivoter une tête et l’on découvre une autre petite sculpture à l’intérieur du corps. »

Infos pratiques

Outsider Art Fair, Hôtel Le A, 4 rue d’Artois, 75008 Paris. Du 24 au 27 octobre. Samedi de 11 à 20 h. Dimanche de 12 à 18 heures.