Annette Barcelo à la galerie Anne de Villepoix

Drawing now

Quelques beaux dessins vus au Salon Drawing Now Paris qui s’est tenu du 30 mars au 3 avril au Carreau du Temple à Paris.

hey-BENOIT HUOT_Couple de hiboux_2011_Courtesy Galerie Eva Hober_PhotographieYPetit

Contre-culture à la Halle-Saint-Pierre

Hey ! Viens voir ! Tel pourrait être le titre de cette exposition. La Halle Saint-Pierre nous offre une plongée dans le monde de la création contemporaine alternative. Cette excursion, loin des clichés de l’art conceptuel, secoue, ravit et épouvante (au choix). Elle a été organisée par la revue HEY! Modern art & Pop culture, qui investit pour la troisième fois ce musée parisien et nous fait découvrir les différentes expressions artistiques de la contre-culture : lowbrow art (un mouvement américain issu de la Pop surréaliste), art outsider, bande dessinée… Anne et Julien les deux fondateurs de la revue affirment ainsi : « Avec ces trois expositions HEY! et pour la première fois en Europe, nous avons ouvert une boite de Pandore, notre geste soulignant la future explosion des arts figuratifs défendus dans notre revue depuis 2010. » Une cinquante d’artistes, peintres ou sculpteurs, venus du monde entier montrent que l’imagination n’est pas morte, que l’originalité ne connaît pas de limites, même si bien souvent on frôle le trash ou le kitch. Si les œuvres présentées sont très variées dans leur mode d’expression, l’étrangeté, l’obsession, la beauté formelle les relient dans une sorte de fil rouge. L’intérêt de cette exposition est de renverser l’ordre établi du bon goût et de la reconnaissance du marché.

Voici une sélection des artistes (surtout des sculpteurs) qui m’ont le plus fascinée :

Claire Partington et ses céramiques contemporaines

hey-pardington
Claire Partington, « Hare & Hound », 2015 (détail). 65 cm x 47 cm x 25 cm.

Hervé Bohnert et ses crânes en dentelle, son cabinet de curiosité

hey-bohnert
Hervé Bonhert, Dentelles, napperon amidonné

Marion Peck et ses peintures d’enfants bizarres

hey marion peck
Marion Peck, « Sleepwalk », huile sur toile – 2009. 60,96 x 76,2 cm. Collection privée.

Xooang Choi et ses rêveurs

hey choi xooang
Choi Xooang, « The Dreamer Blue », huile et acrylique sur résine – 2007. 36 x 31 x 76 cm, édition 2/3. Collection Particulière (Paris) – Photographie © Graywall.

Benoît Huot et ses animaux naturalisés magnifiés

hey BENOIT HUOT
Benoît Huot, « Couple de hiboux », technique mixte – 2011. Courtesy Galerie Eva Hober – Photographie © Y.Petit.

Infos pratiques

HEY! modern art & pop culture / Act III, du 18 septembre 2015 au 13 mars 2016, Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard 75018 Paris.

Les liens

www.hallesaintpierre.org/

clairepartington.co.uk

hervebohnert.com

www.marionpeck.com

www.facebook.com/xooang.choi

www.evahober.com/?item=benoit-huot

 

 

 

coutant

Violence animale de Cécile Coutant

Cimaises-leblog.fr a rencontré Cécile Coutant, une peintre passionnée. Elle expose à la Clef, à Saint-Germain-en-Laye, dix ans de travail sur le thème de la violence animale. Une expo colorée, surprenante, originale.


Violence animale par Cécile Coutant par cimaises-leblog

De son exposition, Cécile Coutant nous livre ces quelques pistes : « L’homme est un loup pour l’homme : la part animale qui est en nous justifierait-elle la violence faite aux hommes par les hommes ? Gros plan expressionniste du cerf en quête d’amour, trophées ex-voto en hommage à cette nature qui a perdu le combat, sculptures symbiotiques où l’homme se mêle à l’animal, confrontation écarlate avec le soldat en armes et symbolique de liberté dans les mains de femmes paisibles ; à travers cette rétrospective de dix ans de travail, je vous invite à réfléchir aux rapports tumultueux entre l’homme et l’animal. Une réflexion entamée depuis l’enfance, où les repas de famille étaient animés par les récits virils des chasseurs dans un décor d’armes et de trophées, dépouilles signant la victoire de l’homme sur l’animal. »

L’expo

Violence animale de Cécile Coutant, du 2 novembre au 12 décembre 2015, à La Clef, 46 rue de Mareil, 78100 Saint-Germain-en-Laye.

Les liens

www.laclef.asso.fr

www.cecile-coutant.com

C. J. Pyle à la Carl Hammer Gallery

Le plein d’Art brut

Venue des États-Unis, l’Outsider Art Fair tient sa troisième édition à Paris en même temps que la Fiac. Cette foire réunit trente-sept galeries internationales spécialisées dans l’art brut et l’art outsider. C’est une belle occasion de découvrir des artistes peu montrés en France. Les prix sont de plus très accessibles, si l’on exclut les grandes stars de l’art brut, comme Aloïse dont les œuvres voisinent les 50 000 euros.

Voici quelques-uns des coups de cœur du blog. (cliquez sur les images pour passer en mode diaporama)

Les liens

Pour en savoir plus, voici quelques liens sur les artistes et les galeries

C.J. Pyle à la Carl Hammer Gallery

Scottie Wilson chez Fleisher Ollman

Martine Birobent de la Galerie des Nanas

Marie-Rose Lortet chez Marie Finaz Gallery

Agostino Goldani chez Maroncelli 1.2

Terry Curling chez Béatrice Soulié

Eugene Von Bruenchenhein chez Andrew Edlin Gallery

Alice Wong chez Creative Growth art center

Damien Michaels à la galerie Eqart

Image en tête  : C.J. Pyle à la Carl Hammer Gallery

arles15-donat2

Arles-y !

Une fois n’est pas coutume, le blog s’intéresse à la photographie contemporaine. Cette discipline est un vivier d’artistes formidables. Il suffit de visiter Arles pour s’en rendre compte. La ville accueille pour la quarante-sixième année ses Rencontres photographiques. Cette année, on peut découvrir une trentaine d’expositions réparties dans toute la ville et à ses alentours dans des lieux souvent insolites et magnifiques : églises, couvents, chapelles, entrepôts… La programmation couvre tous les genres : photographie documentaire, vernaculaire, conceptuelle, historique… Si vous n’êtes pas passé à Arles cet été, il est encore temps de goûter ce très bon crû 2015, car le festival ferme ses portes le 20 septembre seulement. Voici les 5 expositions préférées du blog.

Martin Gusinde au Cloître Saint-Trophime

Rencontres photographiques Arles
Martin Gusinde. Ulen, Le bouffon masculin. Avec l’aimable autorisation d’Anthropos institut/Editions Xavier Barral

C’est un voyage vers des terres inconnues, aujourd’hui disparues, que nous propose cette exposition. Elle présente les photographies du missionnaire et anthropologue allemand Martin Gusinde, réalisées de 1918 à 1924 au fil de quatre voyages de plusieurs mois en Terre de Feu. C’est le seul anthropologue à avoir pu effectuer une étude détaillée de plusieurs sociétés primitives de cette région, les Selk’nam, les Yamana et les Kawésqar. L’homme ne porte pas un froid regard scientifique sur ces tribus. Bien au contraire, il participe à la vie des villageois, à leurs rites religieux. Les 1 200 clichés qu’il prend témoignent d’une profonde humanité. Ils laissent entrevoir la richesse mythique de sociétés qui avaient été jusque‐là considérées comme peu dignes d’attention. Les portraits constituent une grande part de ces images et le corps y apparaît dans ses manifestations les plus extraordinaires, celles du monde des esprits.

L’Esprit des hommes de la Terre de Feu de Martin Gusinde.

Markus Brunetti à la Grande Halle

Rencontres photo Arles
Markus Brunetti
Köln, Hohe Domkirche St. Petrus, 2008-2014.
avec l’aimable autorisation de l’artiste et Hartmann projects.

Oooh ! ne peut-on s’empêcher de s’exclamer devant les photographies de Markus Brunetti. Puis, dans la foulée, on se demande : comment a-t’il fait ? En 2005, l’artiste entame un long voyage à travers l’Europe qui durera dix ans. Il photographie les façades d’édifices sacrés en choisissant une perspective frontale radicale. Dans ses clichés grand format, aucun personnage, aucun nuage, aucun brin d’herbe ou papier sale. Rien ne vient gêner l’observation des bâtiments, incroyablement nets et détaillés depuis leur flèche jusqu’au perron. Cette précision surréaliste, obtenue grâce à un minutieux travail de postproduction, désarçonne le spectateur, le met au défi, l’invitant à prendre le temps de contempler ces monuments qu’il a peut-être déjà visités, sans toujours remarquer l’incroyable beauté de leurs façades.

Façades de Markus Brunetti

Alex Majoli et Paolo Pellegrin au magasin électrique

rencontres photo Arles
Une vue de l’exposition Congo d’Alex Majoli et Paolo Pellegrin

Ces deux photographes de l’agence Magnum nous emmènent au Congo, pour un voyage hors des sentiers battus et rebattus sur l’Afrique noire. Ils dévoilent un pays aux multiples facettes. Ils arpentent les villes et les campagnes, les mondes du jour et de la nuit, ils partagent les joies et les peines des habitants. C’est une photographie humaniste toute en finesse.

Congo d’Alex Majoli & Paolo Pellegrin.

Thierry Bouët à la Grande Halle

Fasciné par les annonces du site le Bon Coin, Thierry Bouët est allé à la rencontre de vendeurs d’objets d’insolites. Il les photographie chez eux avec cet objet dont ils ne veulent plus, dans une mise en scène décalée. Il accompagne ses clichés du texte de l’annonce, de quelques lignes d’explication. Le résultat est une exposition à l’humour tendre, jamais méchant.

Affaires privées de Thierry Bouët

arles15-bouet
Thierry Bouët, série Affaires privées. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Vernaculaire ! à la Chapelle de la Charité

Rencontres photo Arles
Teddybär, 45. Avec l’aimable autorisation de Jean-Marie Donat.

L’exposition présente trois séries issues du fonds de 10 000 photographies du collectionneur Jean-Marie Donat. Les images qu’il affectionne ont pour point commun la répétition d’un détail. Cette répétition abolit le hasard ; les clichés côte à côte prennent un nouveau sens. «Teddybear» rassemble ainsi des photographies prises en Allemagne entre la fin de la Première Guerre mondiale et la fin des années 1960. Des anonymes posent à côté d’acteurs déguisés en ours blancs, placides ou inquiétants. «Blackface» interroge l’évolution du regard porté sur les Afro-Américains entre 1880 et la fin des années 1960 via les blackfaces, ces blancs grimés en Noirs pour des spectacles ambulants ou des fêtes privées. «Predator» présente des photos d’amateurs du monde entier ayant en commun l’ombre du photographe, portant un chapeau. Le même homme est partout, tout le temps, menaçant.

Vernaculaire ! Trois séries de la collection Jean-Marie Donat

Pour connaître le programme :

Le site du festival : Rencontres photographiques d’Arles

Beaute Congo

Beautés de l’art congolais

Pour une fois, une exposition ne cherche pas à couvrir l’art de tout le continent africain, ce qui est une tache démesurée, un peu absurde. Au contraire, elle se focalise sur un seul pays, le Congo, et retrace près d’un siècle de sa production artistique, en mettant l’accent sur la peinture et la photographie. Près de 350 œuvres témoignent de la vitalité culturelle de ce pays. C’est une explosion de couleurs, de non-conformisme, de gaieté et d’inventivité… Le visiteur découvre les jungles généreuses de Bela Sara, le Kinshasa nocturne et fêtard de Moke, les peintures « populaires » de Chéri Samba, les clinquantes villes imaginaires de Bodys Isek Kingelez. Le coup de cœur du blog va à JP Mika, né en 1980. Ses peintures grand format sur tissu dressent le portrait d’une Afrique moderne et dynamique, connectée sur le monde. Alors, n’hésitez pas. Offrez-vous un voyage au Congo. L’embarquement se fait à la Fondation Cartier à Paris, jusqu’au 15 novembre !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour plus d’info :

Beauté Congo, Fondation cartier pour l’Art contemporain, 11 juillet-15 novembre 2015. http://fondation.cartier.com

Et une interview de l’artiste JP Mika par KINGZ.FR

Pour voir d’autres interviews des artistes contemporains de l’expo, c’est ici !