YIA et Outsider art fair

À Paris, quand il y a la FIAC, il n’y a pas que la FIAC ! Pendant ce week-end d’octobre très chargé, la capitale accueille de nombreuses foires off. Celles-ci proposent des parcours dans l’art contemporain plus alternatifs, souvent plus originaux. Parmi les plus réussies, YIA Art Fair  présentait une sélection d’une soixantaine de galeries internationales. Voici dans cette sélection, la sélection du blog…

Mais la foire préférée du blog est la Outsider art fair dédiée aux arts bruts et autodidactes. On y fait des découvertes merveilleuses, les galeristes ont plaisir à partager leurs coups de cœur… La force de vie des artistes, leur anticonformisme donnent la pêche.

Cliquez sur les images pour déclencher les diaporamas et découvrir les légendes !!!

Peintres de la FIAC

Et oui, il y a de la peinture à la FIAC. Et même cette année, elle se taille la part belle. La preuve ! Le blog a effectué une petite sélection des artistes peintres présents sur la foire. Pour déclencher le diaporama, cliquez sur une image.

FIAC 2016 : jusqu’au 23 octobre. http://www.fiac.com

 

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Paysages contemporains

Non, peindre le paysage n’est pas ringard. Des artistes contemporains très côtés se passionnent pour ce genre pictural. C’est le cas d’Alex Katz. Ce peintre américain (né en 1927) proche du mouvement pop art est très connu pour ses portraits stéréotypés, composés en aplats de couleur. Il aborde dès les années quatre-vingt une réflexion sur le paysage, privilégiant les très grands formats pour que le spectateur puisse s’immerger dans la peinture. La galerie Thaddaeus Ropac à Paris présente ses œuvres les plus récentes sur ce thème, comprenant une vingtaine d’esquisses et plusieurs tableaux monumentaux. Comme pour les portraits, les paysages déclinent une ligne épurée, des motifs aux formes minimalistes, des couleurs uniformes. L’artiste choisit une simplification radicale, souvent déroutante. Les différents éléments sont peints sur un seul et même plan, sans profondeur de champ. Un trait suggère une branche, une empreinte de pinceau se transforme en feuille, deux lignes accolées évoquent une fenêtre. Personnellement, je trouve les grands tableaux un peu paresseux, réalisés avec une économie de moyens qui fait la marque de fabrique de l’artiste, mais qui manque d’un peu d’émotions. Les esquisses en petits formats sont quant à elles beaucoup plus sensibles.

Alex Katz, Dogwood, 2016. Huile sur toile, 243,8 x 320 cm.
Alex Katz, Dogwood, 2016. Huile sur toile, 243,8 x 320 cm.

La jeune génération s’intéresse aussi au paysage. Par exemple, Bruno Gadenne (né en 1990) découvert grâce à la galerie Bertrand Gillig à Strasbourg, qui lui a organisé sa première exposition personnelle. Le jeune homme peint à l’atelier des paysages vus lors de ses voyages à travers le monde. Il s’attache à créer dans ses œuvres une dimension insolite en détournant subtilement certains éléments. Il provoque une tension par des effets de profondeur et par un travail sur les ombres et la lumière. Son intention ambitieuse est de capturer l’attention, d’inviter le spectateur à la contemplation tout en étant sur le qui-vive. Le calme dissimule une menace sous-jacente. Sa série La rivière la nuit est magnifique. Par une superposition de glacis sombres, il dérobe son sujet au regard. Sa dernière série est un peu différente : à la fois aérienne et minérale, elle évoque les montagnes d’Islande.

Bruno Gadenne, série La rivière, la nuit, huile sur toile, 130 x 160 cm.
Bruno Gadenne, série La rivière, la nuit, huile sur toile, 130 x 160 cm.

Pour info :

Alex Katz, NEW LANDSCAPES, galerie Thaddaeus Ropac, Paris Marais, 30 août 2016 – 12 octobre 2016.

Bruno Gadenne, exposition hors les murs chez LLC Avocats, rue du Dôme à Strasbourg, du 6 octobre au 23 décembre 2016. Renseignements : galerie Bertrand Gillig

 

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Drawing now

Quelques beaux dessins vus au Salon Drawing Now Paris qui s’est tenu du 30 mars au 3 avril au Carreau du Temple à Paris.

Contre-culture à la Halle-Saint-Pierre

Hey ! Viens voir ! Tel pourrait être le titre de cette exposition. La Halle Saint-Pierre nous offre une plongée dans le monde de la création contemporaine alternative. Cette excursion, loin des clichés de l’art conceptuel, secoue, ravit et épouvante (au choix). Elle a été organisée par la revue HEY! Modern art & Pop culture, qui investit pour la troisième fois ce musée parisien et nous fait découvrir les différentes expressions artistiques de la contre-culture : lowbrow art (un mouvement américain issu de la Pop surréaliste), art outsider, bande dessinée… Anne et Julien les deux fondateurs de la revue affirment ainsi : « Avec ces trois expositions HEY! et pour la première fois en Europe, nous avons ouvert une boite de Pandore, notre geste soulignant la future explosion des arts figuratifs défendus dans notre revue depuis 2010. » Une cinquante d’artistes, peintres ou sculpteurs, venus du monde entier montrent que l’imagination n’est pas morte, que l’originalité ne connaît pas de limites, même si bien souvent on frôle le trash ou le kitch. Si les œuvres présentées sont très variées dans leur mode d’expression, l’étrangeté, l’obsession, la beauté formelle les relient dans une sorte de fil rouge. L’intérêt de cette exposition est de renverser l’ordre établi du bon goût et de la reconnaissance du marché.

Voici une sélection des artistes (surtout des sculpteurs) qui m’ont le plus fascinée :

Claire Partington et ses céramiques contemporaines

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Claire Partington, « Hare & Hound », 2015 (détail). 65 cm x 47 cm x 25 cm.

Hervé Bohnert et ses crânes en dentelle, son cabinet de curiosité

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Hervé Bonhert, Dentelles, napperon amidonné

Marion Peck et ses peintures d’enfants bizarres

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Marion Peck, « Sleepwalk », huile sur toile – 2009. 60,96 x 76,2 cm. Collection privée.

Xooang Choi et ses rêveurs

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Choi Xooang, « The Dreamer Blue », huile et acrylique sur résine – 2007. 36 x 31 x 76 cm, édition 2/3. Collection Particulière (Paris) – Photographie © Graywall.

Benoît Huot et ses animaux naturalisés magnifiés

hey BENOIT HUOT
Benoît Huot, « Couple de hiboux », technique mixte – 2011. Courtesy Galerie Eva Hober – Photographie © Y.Petit.

Infos pratiques

HEY! modern art & pop culture / Act III, du 18 septembre 2015 au 13 mars 2016, Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard 75018 Paris.

Les liens

www.hallesaintpierre.org/

clairepartington.co.uk

hervebohnert.com

www.marionpeck.com

www.facebook.com/xooang.choi

www.evahober.com/?item=benoit-huot

 

 

 

coutant

Violence animale de Cécile Coutant

Cimaises-leblog.fr a rencontré Cécile Coutant, une peintre passionnée. Elle expose à la Clef, à Saint-Germain-en-Laye, dix ans de travail sur le thème de la violence animale. Une expo colorée, surprenante, originale.


Violence animale par Cécile Coutant par cimaises-leblog

De son exposition, Cécile Coutant nous livre ces quelques pistes : « L’homme est un loup pour l’homme : la part animale qui est en nous justifierait-elle la violence faite aux hommes par les hommes ? Gros plan expressionniste du cerf en quête d’amour, trophées ex-voto en hommage à cette nature qui a perdu le combat, sculptures symbiotiques où l’homme se mêle à l’animal, confrontation écarlate avec le soldat en armes et symbolique de liberté dans les mains de femmes paisibles ; à travers cette rétrospective de dix ans de travail, je vous invite à réfléchir aux rapports tumultueux entre l’homme et l’animal. Une réflexion entamée depuis l’enfance, où les repas de famille étaient animés par les récits virils des chasseurs dans un décor d’armes et de trophées, dépouilles signant la victoire de l’homme sur l’animal. »

L’expo

Violence animale de Cécile Coutant, du 2 novembre au 12 décembre 2015, à La Clef, 46 rue de Mareil, 78100 Saint-Germain-en-Laye.

Les liens

www.laclef.asso.fr

www.cecile-coutant.com