Archives pour la catégorie Salons

Art Paris Art Fair 2018

Si vous aimez la peinture contemporaine, il faut visiter la foire Art Paris Art Fair, qui fête cette année son vingtième anniversaire. Sous la grande nef du Grand Palais à Paris, celle-ci réunit 142 galeries de 22 pays. À la différence de la FIAC, qui fait la part belle aux stars internationales de l’art contemporain vues et re-vues, la sélection effectuée par les galeries présentes est plus diversifiée, plus curieuse. Il y a moins d’esbrouffe. Parfois, il est vrai,  cette variété conduit au carambolage hétéroclite. (Mais cela permet aux visiteurs de belles découvertes). Les galeristes sont aussi plus courageux d’une certaine manière. Une foire coûte très cher aux exposants, il est souvent tentant de présenter un large panel d’artistes pour éviter de prendre trop de risques financiers. Mais encouragées par la foire (pour laquelle c’est une volonté constante depuis 2015) un quart des galeries ont choisi de présenter des solos shows consacrées à des artistes modernes et contemporains. C’est un plaisir de plonger dans l’univers de ces créateurs. La galerie Olivier Waltman présente ainsi « Le crépuscule des princes », la dernière série de François Bard. L’artiste, à la technique magistrale, poursuit son observation du genre humain, avec une distance un peu mystique, un peu cynique. La T&L galerie consacre son solo show à l’Italien Leonardo Cremonini, aux toiles énigmatiques et aux couleurs acidulées. La galerie La Forest Divonne met à l’honneur Alexandre Hollan, avec lequel elle collabore depuis 1994, offrant au public une belle rétrospective de cet artiste. Parallèlement aux œuvres qui ont fait sa renommée, telles que les fusains d’arbres et les Vies Silencieuses, les visiteurs peuvent admirer les « Circulations d’énergie », travaux plus récents et plus abstraits. La galerie Loevenbruck nous fait découvrir l’univers de Frédéric Pardo (décédé en 2005) qui ne voulait montrer ses peintures qu’à ses amis. Obsédé par les maîtres anciens, il utilisait la tempera et la feuille d’or, dans des œuvres surréalistes, voire psychédéliques. La galerie Dina Verny expose, quant à elle, les grandes natures mortes figuratives de Ra’anan Levy, qui entremêle les techniques (peinture, fusain, pastels, crayons, aquarelle) pour métamorphoser les objets banals de son quotidien…

Infos pratiques

Art Paris Art Fair, 5 avril – 8 avril 2018 / Grand Palais, avenue Winston Churchill, 75008 Paris.

Ouverture au public :

Jeudi 5 avril, de 11h30 à 20h Vendredi 6 avril, de 11h30 à 21h Samedi 7 avril, de 11h30 à 20h Dimanche 8 avril, de 11h30 à 19h

Entrée:

Plein tarif : 25 € Tarif pour les étudiants et groupes (à partir de 10 personnes) : 12 €

Site web :

www.artparis.com/fr

Peinture à la FIAC

Même si les grincheux aiment à penser le contraire, les amateurs de peinture et de dessin contemporains peuvent trouver leur bonheur à la FIAC. Il suffit d’ouvrir l’œil, de garder intact son désir de découverte… Voici quelques œuvres repérées à la dernière édition de la grande foire marchande internationale, qui cette année était particulièrement riche en œuvres sur papier et sur toile. (Cliquez sur les images pour activer le diaporama).

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Bioulès

Art Paris Art Fair 2017

Pour le plaisir des yeux, ma sélection d’œuvres  au salon Art Paris Art Fair.

Paris photo : arrêt sur images

Parlons un peu photo pour changer. Le salon Paris Photo vient de fermer ses portes. Il s’agissait de sa vingtième édition. Celle-ci a été un succès, car elle a attiré 60 000 visiteurs sous la nef du Grand Palais, une fréquentation historique. Le public venait admirer les œuvres de plus de 1250 artistes présentées par 153 galeries du monde entier. Comme chaque année, ce salon est passionnant car il montre un panorama complet de l’art photographique. Il y en avait pour tous les goûts. On pouvait y voir aussi bien des trésors vintage des précurseurs de la photographie, des photos d’art contemporain déjantées, de la photo documentaire ou vernaculaire, mais aussi des photos abstraites, surréalistes, des grands formats, des mini-formats, des affiches collées, des photos sous verre ou sur dibond, parfois des négatifs… Pour visiter ce salon, il faut prendre son temps, effectuer des pauses régulières pour éviter d’être saturé ! Dans cette profusion d’images, le blog a choisi de faire un focus sur des œuvres proches de l’expression picturale. Car si la peinture contemporaine s’inspire allègrement de la photographie, la photographie puise aussi ses inspirations chez sa vieille cousine !

Augustin Rebetez était le « héros » du stand de la galerie Feldbush Wiesner Rudolph. Cet artiste multimédia utilise la photographie, la peinture, la vidéo pour explorer notre inconscient. Son installation pleine d’objets, de dessins collés envahissant le stand détonnait au milieu des milliers de cadres vitrés du Salon.

L'installation d'Augustin Rebetez sur le stand de la galerie Feldbush Wiesner Rudolph
L’installation d’Augustin Rebetez sur le stand de la galerie Feldbush Wiesner Rudolph

À la Galerie Lelong, David Hockney, toujours créatif malgré ses 77 printemps, exposait une série d’œuvres réalisées dans son studio de Los Angeles en 2014. Ces « dessins photographiques », comme il les appelle, sont des portraits de groupes, où chaque personnage a été photographié séparément, multipliant ainsi les points de fuite. Fidèle à ses recherches sur la perspective et la perception de l’espace, l’artiste pousse les limites de la photographie en l’associant à la peinture.

David Hockney, "4 blue stools", 107 x 176 cm, photographic drawing printed on paper, mounted on Dibond, 2014
David Hockney, « 4 blue stools », 107 x 176 cm, photographic drawing printed on paper, mounted on Dibond, 2014

La Chelouche gallery présentait le projet « Dreyfus/Méliès » de Nir Evron. Le photographe a travaillé à partir des neufs épisodes du film L’affaire Dreyfus de Georges Méliès. Il a photographié chacune des images de ce film et les a compressées pour obtenir une seule image par épisode. Le résultat est proche d’une peinture abstraite, aérienne et onirique.

Nir, Evron, "Dreyfus/Méliès" ("La dictée du bordereau", Star Film Company 206, 1899) 2014. Pigment inkjet print on archival paper. 18 x 24 cm.
Nir, Evron, « Dreyfus/Méliès » (« La dictée du bordereau », Star Film Company 206, 1899) 2014. Pigment inkjet print on archival paper. 18 x 24 cm.

La même galerie montrait également une série de Uri Gershuni sur une célèbre usine allemande de détergents pour la blanchisserie. Des diptyques réunissaient une vue de l’usine et la même photo passée au détergent. Il ne reste alors plus que le papier abîmé, bouffi par l’eau et les produits chimiques. La matière flétrie prend le pas sur la représentation.

Uri Gershuni, "The white lady", silver print washed in a washing machine, 40 x 60 cm.
Uri Gershuni, « The white lady », silver print washed in a washing machine, 40 x 60 cm.

La galerie Catharine Clark nous faisait découvrir le travail de Nina Katchadourian. La jeune femme réalise des autoportraits incroyables dans le style des primitifs flamands. Mais ce ne serait pas amusant sans une certaine complication : ces photos sont créées dans les toilettes des avions avec le matériel que l’artiste a sous la main.

Nina Katchadourian, "Lavatory self-portrait in a Flemish style", Suite #1, C-prints
Nina Katchadourian, « Lavatory self-portrait in a Flemish style », Suite #1, C-prints

Elene Usdin exposait à la Galerie Esther Woerdehoff une série de portraits, où la peinture envahit les corps, semblant les dévorer.

Elene Usdin, "Pauline d'après Bosch", 2016, 64 x 64 cm. Archival pigment print with acrylic painting, framed. Unique piece.
Elene Usdin, « Pauline d’après Bosch », 2016, 64 x 64 cm. Archival pigment print with acrylic painting, framed. Unique piece.

À la galerie Kamera Obscura, une série de natures mortes, rehaussées à la peinture à l’huile, attirait le regard par leur atmosphère précieuse et mystérieuse. Elles étaient l’œuvre de l’artiste allemand, Ingar Krauss. Ce photographe autodidacte réalise lui-même les tirages argentiques noir et blanc de ses photographies avant de les peindre à l’huile dans une gamme réduite de couleurs.

krauss
Ingar Krauss, « Sans titre, Wiepersdorf », 2010, tirage argentique rehaussé à la peinture à huile.

Infos salon Paris Photo :

http://www.parisphoto.com/fr/paris

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

YIA et Outsider art fair

À Paris, quand il y a la FIAC, il n’y a pas que la FIAC ! Pendant ce week-end d’octobre très chargé, la capitale accueille de nombreuses foires off. Celles-ci proposent des parcours dans l’art contemporain plus alternatifs, souvent plus originaux. Parmi les plus réussies, YIA Art Fair  présentait une sélection d’une soixantaine de galeries internationales. Voici dans cette sélection, la sélection du blog…

Mais la foire préférée du blog est la Outsider art fair dédiée aux arts bruts et autodidactes. On y fait des découvertes merveilleuses, les galeristes ont plaisir à partager leurs coups de cœur… La force de vie des artistes, leur anticonformisme donnent la pêche.

Cliquez sur les images pour déclencher les diaporamas et découvrir les légendes !!!

Peintres de la FIAC

Et oui, il y a de la peinture à la FIAC. Et même cette année, elle se taille la part belle. La preuve ! Le blog a effectué une petite sélection des artistes peintres présents sur la foire. Pour déclencher le diaporama, cliquez sur une image.

FIAC 2016 : jusqu’au 23 octobre. http://www.fiac.com

 

FiaEnregistrer