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Les crânes de Skull

Jim Skull est un sculpteur un peu spécial. Son support, ce sont les crânes humains. Rassurez-vous, il ne déterre pas de vieux os dans les cimetières la nuit, ne pille pas les catacombes. Il préfère fabriquer ses crânes en carton et donner lui-même naissance à ce symbole de mort.  Il habille ensuite ses créations d’étranges choses, coquilles d’œufs, bouts de ficelle, scoubidou… Le résultat, magnifique, évoque les trophées cérémoniels de certains peuples primitifs. Pour mieux connaître ce beau travail, parfois flippant, parfois clinquant, voici une vidéo qui entre dans l’intimité de l’atelier de l’artiste et dévoile quelques secrets de fabrication. Et si vous voulez voir les œuvres en vrai, rien de plus facile ! Une dizaine de ces trophées sont présentés à l’exposition « HEY ! Modern Art & Pop Culture / Part II » à la Halle Saint-Pierre à Paris, jusqu’au 23 août. Vous pourrez aussi en voir à l’exposition « Crânes et têtes » organisée par le Collectif Aorte les 8 et 9 juin à l’atelier d’artiste du 114 rue de Bercy à Paris.

In brief :
Jim is a « skull artist ». His raw material is human skulls, but not real ones. He creates them with cardboard, decorates with beads, eggshells, and other strange things… The result is beautiful, and also a bit scary ! You can see some of his works at the exhibition « Hey » of the Halle Saint Pierre in Paris.

Marché de printemps à Art Paris Art Fair

Créée en 1999, la foire Art Paris Art Fair n’a plus à faire ses preuves. Elle possède sa propre personnalité même si l’on continue parfois de la désigner comme la petite sœur printanière de la FIAC. Ainsi, à la différence de la FIAC, les galeries suivent moins les diktats des modes de l’Art contemporain. Elles présentent en général des œuvres moins clinquantes, moins spectaculaires. Art Paris Art Fair se veut une foire accessible où les prix moyens tourneraient autour de 10 000 euros*.  Du coup, l’ambiance est moins compassée, plus chaleureuse. Cependant, la manifestation cultive les travers de nombreuses foires d’art contemporain. Dans un contexte économique difficile, les marchands limitent les risques. Très peu d’entre eux osent le solo show. La plupart préfèrent exposer une large variété d’artistes dans un accrochage pas toujours cohérent. D’où une impression de caverne d’Ali Baba ou pire, de bric-à-brac, pour le visiteur qui arpente les allées du Grand Palais. Mais si l’on prend le temps de regarder, des pépites se dévoilent toujours au regard.

Ainsi, parmi les 144 galeries participantes, la galerie Da-End (un nouvel arrivant) a fait le choix d’un accrochage audacieux. Sur son stand entièrement tapissé d’un bleu intense, elle propose un cabinet de curiosités contemporaines fascinant. Elle expose une sculpture de plumes et de cire de l’artiste Lucy Glendinning, un crâne-trophée en coquille d’œufs de Jim Skull. L’ensemble du stand est magnifique.

Autres coups de cœur : pour le monde étrange de la jeune artiste russe Julia Zastava, entre cauchemars et contes de fées, présenté par la Galerie L’Aléatoire, pour les grandes bonnes femmes très inquiétantes dessinées avec maestria par Stiina Saaristo vues sur le stand de la Galerie Heino. Dernier artiste de cette sélection forcément succincte : Igor Skaletsky et ses peintures surréalistes exposées chez Alfa Galerie

Et j’en oublie beaucoup d’autres !

* selon son commissaire Guillaume Piens, dans une interview donnée à Télérama

En bonus, une petite vidéo sur quelques œuvres en « mouvement » :

 

ART PARIS ART FAIR
28 mars – 1er avril 2013
GRAND PALAIS, avenue Winston Churchil, 75008 Paris.