Archives du mot-clé huile

Les étranges portraits de Marie-Jeanne Caprasse

De grands yeux noirs, une peau laiteuse, un sourire frémissant… L’enfant prend la pause et soutient le regard. Derrière la petite fille, derrière le petit garçon, des fleurs (vénéneuses ?), des tourbillons enneigés agitent l’espace. Ils évoquent le monde intérieur du jeune portraituré, l’âme en devenir dans un corps malhabile. L’artiste Marie-Jeanne Caprasse invite à d’étranges rencontres. Ses huiles grand format peuvent désarçonner le spectateur, l’effaroucher. Mais c’est pourquoi je les aime. Pour l’ambivalence qu’elles dégagent, l’expression de mystère, le non-conformisme. De cette série qu’elle a intitulée Territoires, la peintre dit : « Je travaille sur la dialectique entre le sujet et l’espace-paysage dans lequel il s’inscrit. L’un et l’autre entretiennent une relation toujours ambigüe, parfois conflictuelle, qui révèle le sujet là où ne l’attend pas, voire le sujet qu’on n’attendait pas.  L’espace paysage devient ainsi, peut-être malgré lui, plus sujet que le sujet lui même. »

Si vous voulez mieux connaître l’artiste, cela tombe bien, Marie-Jeanne  Caprasse expose une de ses séries, « Portraits singuliers », du 22 mai au 2 juin 2013 à la GALERIE 59 (59 rue de Rivoli) à Paris, en compagnie de deux photographes, Estelle Lagarde et Luc Hossepied.

Vous pouvez également voir d’autres œuvres sur son site internet www.caprasse.eu

La musique de la vidéo est de Deja Mu. Pour écouter d’autres morceaux, c’est ici !

In brief :
A new interview on the blog !
The Marie-Jeanne Caprasse portraits are strange and unique. For the artist, the most important isn’t the person represented but its environment on the painting. The background reveals the inner world of the characters with their ambiguities, dreams or nightmares.

Corps célestes

[Brève]

Vite, il ne reste plus que deux jours pour découvrir le travail de la Japonaise Aya Takagi ! Celle-ci expose dans le large corridor de l’Université de médecine Paris Descartes. L’endroit est plutôt austère, mais les œuvres sont magnifiques. L’artiste, dont c’est la première exposition en France, peint des corps en mouvement qui semblent défier l’apesanteur. Évoluant dans un décor abstrait, convulsif, ils évoquent pour Aya Takagi le néant, les conflits intérieurs, les méandres de la mémoire…

Aya Takagi, "Souffle", huile sur toile, 2012 (photo VA)
Aya Takagi, "Néant", huile sur toile, 162 x 130 cm, 2012.

Exposition jusqu’au 25 octobre 2012, galerie Saint-Germain, Université Paris Descartes, 83 bd Saint-Germain, 75006 Paris. Ouverture de 11 h à 18 h 30. Entrée libre.