Archives du mot-clé dessin contemporain

Drawing now

Quelques beaux dessins vus au Salon Drawing Now Paris qui s’est tenu du 30 mars au 3 avril au Carreau du Temple à Paris.

Andrea Area

Secrets d’atelier de Pat Andréa

La galerie et revue d’art Area propose une exposition plutôt inhabituelle, qui nous fait entrer dans l’intimité de l’atelier du peintre Pat Andrea. Sont exposées des toiles inachevées, et surtout une multitude de calques, de dessins, matrices des grandes toiles de l’artiste. Les figures féminines s’entrelacent dans une danse délicate, à peine visible sur les murs blancs de la galerie… Ces créatures éthérées donneront naissance à des œuvres joyeusement érotiques, délicieusement dérangeantes.

Ne manquez pas à l’entrée les grands dessins du Japonais Akira Inumaru brûlés par les rayons du soleil.

Pour voir l’expo :

Pat Andrea, « l’atelier transparent », jusqu’au 20 juin. Du mercredi au samedi, de 15 h à 19 h. Area, 50 rue d’Hauteville, 75010 Paris (Fond de cour – 2e étage). http://www.areaparis.com

Andréa Aréa
Vue de l’exposition de Pat Andréa à la galerie Area. Ph : VA.

Pour découvrir l’univers de Pat Andréa

Une vidéo dans l’atelier filmé par Jorge Amat

barter chen zhen

Promenade dans les galeries parisiennes avec le club Barter

Franchir la porte d’une galerie d’art, affronter son univers feutré sans en connaître toujours les codes est souvent très intimidant. Mais le Barter Art Club, un nouveau service de conciergerie d’art, aide à briser la glace. Il souhaite offrir à ses membres « une nouvelle expérience de l’art » plus chaleureuse, avec au programme, visites d’expositions en petit groupe, soirées privées dans des galeries, sélection d’œuvres proposées à la vente que l’acheteur peut « tester » pendant plusieurs semaines.

Toilettes chinoises de Chen Zhen

barter chen zhen
Chen Zhen, “Round Table – Side by Side”, 1997. Bois, métal, chaises, 180 x 630 x 450 cm. Photo VA.

Un samedi d’avril, je suis conviée à participer à une visite organisée par le Barter club dans les galeries du Marais à Paris. Élodie Le Dan est notre guide. Issue d’une famille de collectionneurs, la jeune femme a notamment travaillé durant quatre ans au département des estampes de la célèbre maison de vente Christie’ s à Paris. « Pour notre parcours, j’ai sélectionné quatre galeries très différentes, explique-t-elle, certaines fort célèbres, d’autres émergentes sur le marché de l’art. » La visite commence par la galerie Perrotin, créée il y a vingt-cinq ans par Emmanuel Perrotin, un galeriste atypique qui a révélé en France des artistes comme Maurizio Cattelan ou Takashi Murakami. La galerie accueille sur ses deux niveaux une exposition rétrospective du Chinois Chen Zhen, décédé en 2000. On peut découvrir une vingtaine d’installations majeures et une œuvre imaginée par Chen Zhen en 1996, réalisée après sa disparition, « Le bureau de change ». Dans des toilettes publiques en bois grandeur nature, un panneau Banque de Chine est placardé sur les murs. Les espaces des hommes et des femmes communiquent en toute transparence. Dans les rigoles, des centaines de pièces de monnaie brillent dans l’eau. Celui qui voudra les récupérer se salira les mains. Question des membres du parcours : qui peut bien acheter une telle œuvre monumentale ? L’une des salariées de la galerie nous confie qu’il s’agit d’institutionnels ou d’importants collectionneurs privés. Il faut dire que les prix ne sont pas vraiment abordables. « Round Table — Side by Side », l’une des installations de l’exposition, composée de deux grandes tables dans lesquelles sont imbriquées des chaises chinoises et occidentales, est proposée à 1,5 million d’euros ! Mais oublions ces considérations commerciales pour mieux regarder les œuvres. Contrairement à nombre d’installations contemporaines, les créations de Chen Zhen ont une force intemporelle, car elles évoquent des thématiques sociales, économiques toujours actuelles ou font appel à l’émotion. La plupart sont empreintes du choc des cultures éprouvé par l’artiste à son arrivée en France en 1986. D’autres dénoncent la course de la société chinoise vers l’économie de marché. Enfin, quelques œuvres font référence à l’histoire intime de l’artiste. Atteint d’une maladie irréversible déclarée dès la fin des années 80, Chen Zhen interroge la question de la maladie et de la médecine, en restant toujours pudique.

Tags à l’huile de JonOne

Peinture de JonOne à la galerie Rabouan Moussion
Peinture de JonOne à la galerie Rabouan Moussion. Photo VA.

Quelques rues plus loin à la galerie Rabouan Moussion, nous découvrons un tout autre univers : le street art de l’artiste américain JonOne. Pour la première fois, JonOne présente des œuvres sur toile peinte à l’huile, un médium à l’opposé des techniques habituelles des tagueurs, qui préfèrent l’acrylique en aérosol pour sa rapidité de séchage. « Aujourd’hui, le street art est devenu un art reconnu que l’on accroche dans son salon, souligne Élodie Le Dan, il connaît une forme d’embourgeoisement. Les artistes passent de la rue aux cimaises des galeries. » L’une des caractéristiques de l’art de JonOne est une déclinaison de sa signature sur toute la surface de la toile, en une calligraphie joyeuse et colorée. Dans son dossier de presse, l’artiste confie : « Je ne vois plus le tag, il va vers de la pure abstraction. Il a été mon ticket d’entrée vers la peinture à l’huile, et maintenant ma signature devient quelque chose de purement gestuel. » Dans ses derniers travaux, JonOne expérimente le jeu des matières avec du sable et de la colle, qui lui donnent une belle surface accidentée, invitation à la caresse. Le passage du mur à la toile est une réussite. Question prix, les peintures vont de 4 800 euros à 50 000 euros. Et pour les amateurs fauchés, la galerie propose des petites œuvres uniques encadrées à 300 euros.

L’œuvre au noir d’Audrey Casalis

barter audrey casalis
Audrey Casalis, Série Insomnie, sans titre 1, 2013, Pierre noire sur papier, 35 x 27 cm.

Après cette visite, nous nous rendons à la Galerie Particulière, située dans un grand loft immaculé à l’éclairage zénithal. Avec une certaine audace, la galerie a choisi de miser sur une inconnue. Elle offre sa première exposition à une jeune artiste fraîchement diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs, Audrey Casalis. « L’artiste nous a envoyé un dossier par mail, explique Audrey Bazin, l’une des responsables des lieux. Nous recevons beaucoup de candidatures, mais je prends toujours le temps de les regarder. J’ai été séduite par son travail déjà très professionnel. À chaque fois que j’y revenais, j’avais le même sentiment. Nous avons donc décidé de lui donner sa chance. » Le dossier que l’artiste avait présenté était constitué de gravures miniatures, mais pour l’exposition, la galerie lui a demandé de réaliser des dessins dans le même esprit. Audrey Casalis a relevé le défi : elle a dessiné 70 œuvres en deux mois et demi, employant une technique ancienne, la pierre noire, qui lui a permis d’obtenir un beau noir opaque et velouté. Le fil conducteur de l’exposition est l’insomnie, avec ses solitudes, ses abandons, ses monstres nocturnes qui guettent. L’événement est un succès puisque de nombreux points rouges (ou plutôt noirs) accompagnent les œuvres. Pour acheter un dessin de cette jeune artiste à suivre, il faut débourser 600 euros.

Les guerriers de Kouka

barter kouka
Kouka, Pigmée dans la ville, 2014, 116 x 89 cm, acrylique et aérosol sur toile.

Nous terminons notre parcours par la galerie Taglialatella. Située à quelques pas du Carreau du Temple, dans une rue étroite, cette toute jeune galerie est spécialisée dans le Pop art et dispose d’un fonds de 500 œuvres issues de ce courant. Nadège Buffe, créatrice des lieux, nous accueille. « Nous organisons pour la première fois une exposition de Street art. Les deux mouvements ne sont pas si éloignés. Le Street art se veut un art éphémère, mais il a pour ambition d’être vu par le plus grand nombre. Il s’inscrit ainsi comme un art populaire et se rapproche à juste titre du Pop Art. » Accroché sur les murs de la petite galerie, des sérigraphies et lithographies des grands noms de l’art urbain : Bansky, Brainwash, Basquiat… Dans une salle de l’autre côté de la rue, le travail du street artiste contemporain Kouka est mis à l’honneur. « Kouka peint des guerriers Bantus sur les murs des villes. Ce guerrier symbolise l’homme au plus près de la nature, il représente l’essence de l’homme. Il rappelle que l’espace public, comme le monde, n’appartient à personne. » Comme JonOne, l’artiste est passé du mur à la toile pour peindre son thème de prédilection. Personnellement, je trouve qu’en changeant d’échelle et de support, le guerrier bantu perd un peu de sa force, de sa révolte…

Les guerriers de Kouka sonnent la fin de la visite. Notre balade a duré deux heures. Les échanges entre participants ont été intéressants et variés, notre guide d’une bonne humeur communicative. Il a été agréable de se laisser piloter, de confronter avec d’autres amateurs ses expériences de l’art contemporain, de pouvoir poser de nombreuses questions aux galeristes… Bref, ce fut un moment sympathique et enrichissant.

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Barter, kesako ?

Barter a été créé en 2012 par Philippe Lamy, ancien banquier. Peu familier avec le marché de l’art, il était perdu face à l’étendue de l’offre. Il a également fait le constat de la difficulté des galeries à toucher de nouveaux acheteurs. Il a donc décidé de créer un club privé haut de gamme pour faciliter la relation entre amateurs d’art et galeristes. Le public visé : avocats, chefs d’entreprise, consultants, architectes, professionnels des médias et de la finance… Pour entrer dans le club, l’abonnement de base est de 250 euros par an, sans compter la participation aux événements.

Pour en savoir plus : www.barter-paris.com

Le blog Culturez-vous était aussi présent pendant la visite, lisez ici son compte-rendu.

Image en-tête :  détail de l’installation « Zen garden » de Chen Zhen à la galerie Perrotin. Photo VA.

 

 

 

 

DDessin

Jeunes artistes et jeunes collectionneurs à DDessin

DDessin Boralevi
Marie Boralevi, « Sans titre », 2010, collage et gravure sur papier Japon, 40 x 50 cm. Une œuvre de la collection d’Évelyne Doucet.

Organisé en même temps que Drawing Now, DDessin est l’autre salon du dessin contemporain. Mais un salon à taille réduite, un cabinet de dessins, comme l’appellent ses organisateurs, Christophe Delavault et Ève de Medeiros. « Nous ne sommes pas en concurrence avec Drawing Now, nous sommes sur un autre créneau, complémentaire, explique Christophe Delavault. Notre objectif est d’être un double tremplin, pour les jeunes galeries et pour les artistes souvent émergents qu’elles représentent. » Pour la deuxième année consécutive, une vingtaine de galeries ont été réunies à l’Atelier Richelieu, un joli bâtiment au cœur de Paris, qui a autrefois abrité l’atelier d’impression du magazine l’Illustration. Dans cet espace intimiste, les organisateurs ont fait le choix d’une scénographie toute en ouverture. Aucune cloison ne sépare les stands, les exposants se partagent l’espace, accrochant leurs œuvres directement sur les murs du bâtiment… « Nous avons demandé à certains d’entre eux de réaliser un accrochage plutôt dense pour évoquer l’atmosphère d’un cabinet de curiosité ou celle d’un atelier d’artiste. » La plupart des œuvres sont à prix modérés : elles vont de 80 euros jusqu’à 10 000 euros. « Nous visons un public de jeunes amateurs d’art pour lesquels il peut s’agir d’un premier achat. » En parallèle à la foire commerciale, le salon organise plusieurs événements artistiques. Il permet notamment à Tomas Scherer, un jeune artiste de présenter en direct son travail et de bénéficier ainsi d’un coup de pouce. Les collectionneurs Évelyne et Jacques Deret exposent une sélection de leur collection d’œuvres sur papier. Il est amusant de constater que les goûts de Monsieur diffèrent radicalement de ceux de Madame. Jacques Deret s’intéresse aux œuvres géométriques et cinétiques, Évelyne Deret préfère les univers hantés par l’enfance, interrogeant la condition féminine et la normalité. Enfin, le dernier jour du salon, DDessin accueillera les Soirées dessinées. Ces soirées organisées depuis un an dans Paris font la promotion du dessin grâce à des performances. Dix artistes dessineront sur un immense rouleau de papier tendu sur le mur… L’occasion pour les visiteurs d’observer la création en direct.

En résumé :

DDessin un salon à voir pour ceux qui aiment les ambiances intimistes ou qui veulent découvrir une autre sélection en complément de Drawing Now.

 Infos pratiques

DDessin {14}. ATELIER RICHELIEU. 60, rue de Richelieu – 75002 Paris. Du 28 au 30 mars 2014

drawing now kiefer

Foires de printemps : Drawing Now

La voilà, la Spring Art Week ! Cette première semaine de printemps est une semaine bien remplie pour les amateurs d’art parisiens. Pas moins de quatre salons de très bonne facture ouvrent leurs portes : Drawing Now le salon du dessin contemporain, Art Paris Art Fair, le Salon du dessin (regroupant désormais dessins anciens, modernes et contemporains), et enfin DDessin

Commençons par mon préféré, Drawing Now, le salon du dessin contemporain, qui pour sa huitième édition, s’installe dans un lieu superbe, entièrement rénové, le marché du Carreau du Temple non loin de la place de la République. Une annexe, réservée aux toutes jeunes galeries, se tient à quelques mètres de là à l’Espace Commines, un autre bel espace parisien. Le salon confirme son exigence de qualité. Cette année est un bon cru. On trouve quasiment une jolie surprise par stand, un coup de cœur par allée. J’y ai retrouvé des artistes dont je suis fan : Barthelémy Togho à la Galerie Lelong, Pierrick Naud à La Galerie Particulière, Françoise Petrovitch à la Semiose Galerie, François Bard à la Galerie DX, Pat Andrea à la galerie Huberty & Breyne

Ce salon a été également pour moi l’opportunité de belles découvertes. Dont voici un petit échantillon.

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Angélique Lecaille,  Ars 1, 2013, courtesy Galerie melanie Rio

Les sculpturaux dessins de montagnes, quasi abstraits, d’Angélique Lecaille à la galerie mélanieRio. L’artiste, née en 1975, réalise des grands formats à la mine de plomb, au graphite ou au Rötring à partir d’images récupérées dans les médias. Ce sont principalement des paysages (nuages, montagnes, grottes) ou des explosions. Le sujet représenté devient intemporel, le spectateur s’y dilue dans une rêverie contemplative.

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Colin Cook, « PAw PG Nestled Fruit », courtesy Mirko Mayer/m-projects

Les portraits provocants, à la limite du mauvais goût de Colin Cook et Bill Shambaugh, à la galerie Mirko Mayer / m-projects. Dans cette série « Portraits of the Artiste with Pretty Girls », les deux hommes font preuve d’une ironie mordante, plus profonde qu’il n’y paraît au premier abord. Dans ces œuvres, les tâches sont précisément réparties. Colin Cook réalise un dessin hyperréaliste, fouillé comme une photographie. Bill Shambaugh, ami de l’artiste, mais qui ne sait pas dessiner, se charge d’un des personnages. Le trait est alors plus grossier, maladroit. La juxtaposition des deux univers crée un certain malaise chez le spectateur. L’œuvre s’interroge sur la place de l’artiste, sur son identité. L’artiste n’est en effet pas toujours celui qu’on croit…

 

 

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Gideon Kiefer, « The Enkanah Church for incubating an ideology », courtesy Geukens and De Vil

Les ambiances délicieusement surréalistes de Gideon Kiefer à la galerie Geukens & De Vil Gallery. Né en 1970 en Belgique, l’artiste s’inspire d’images tirées de la vie quotidienne et de la littérature pour montrer l’absurdité de l’existence.

 

 

 

 

 

 

 

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Johann Rivat, Uncivilized 5, courtesy Galerie Metropolis

Les scènes de bagarres urbaines, bien ancrées dans le réel, de Johann Rivat à la galerie Metropolis. Johann Rivat est né en 1981, il vit à Grenoble. Ces dessins diffèrent un peu de son travail de peinture (très beau aussi) qui représente un monde de l’après, dévasté, où quelque chose d’effroyable et d’inéluctable est arrivé. Ici, il montre la colère, l’énergie de la révolte…

 

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Matthias Wyss, « Cycle Daylight », 2011-2013, crayon sur papier, 28 x 23 cm, courtesy Galerie Stephan Witschi

Les divagations corporelles de Matthias Wyss à la galerie Stephan Witschi. Matthias Wyss, né en 1985, vit en Suisse. Dans ses dessins à la mine de plomb, il part d’un idée ou d’une phrase et se laisse guider par son imagination, créant de nouvelles formes, de nouveaux contenus dans une prolifération monstrueuse et onirique, qui n’est pas sans rappeler Jérôme Bosch.

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Emeli Theander, « Reverse Me », crayon sur papier, 29,7 x 42 cm, 2013, courtesy Galerie C

 

 

 

 

Les dessins très noirs, entre réalité et contes de fées d’Emeli Theander à la Galerie C. La jeune femme, née en 1984 en Suède, vit actuellement à Berlin.

 

 

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Cathryn Boch, « Planisphère », 2011, courtesy Galerie Claudine Papillon

Les dessins sculptures de Cathryn Boch à la galerie Claudine Papillon. L’artiste, née en 1968 à Strasbourg, est lauréate du prix Drawing Now 2014. Pour créer ses œuvres, elle part de photographies, de papier journal, de cartes, de toutes sortes de supports qu’elle froisse, scarifie, brode, troue, peint, dessine, etc. De cette alchimie naît une œuvre en trois dimensions précieuse et fragile comme un bijou.

Drawing now beyneton
Julien Beneyton, « Wish List Run Dm T-shirt », 2013, acrylique sur papier, 50 x 42 cm, courtesy Galerie Olivier Robert

Les dessins très actuels de Julien Beneyton à la Galerie Olivier Robert. Né en 1977, vivant à Paris, Julien Beneyton dessine et peint des scènes de la vie quotidienne auxquelles il a personnellement assisté. Qu’il s’agisse d’un artiste hip-hop à New York ou de pêcheurs en Mauritanie, le point de départ est toujours une rencontre avec une personne ou un endroit particulier. Dans ses portraits et ses scènes de rue, l’artiste enrichit la composition existante en ajoutant objets et figures. Il souligne des détails qui servent d’indices sur la personnalité du sujet.

 

 

œuvre en-tête : Gideon Kiefer.

Infos pratiques :

Drawing Now Paris, du 26 au 30 mars. http://www.drawingnowparis.com/infos-pratiques/