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Ça pulse à Puls’art

En revenant de Puls’art

Animée par une cinquantaine de bénévoles avec une bonne humeur et un enthousiasme remarquables, la manifestation d’art contemporain Puls’art se tient au Mans chaque printemps depuis maintenant 21 ans ! Cet événement est composé de plusieurs temps forts. Des artistes de renommée internationale exposent pendant un mois environ, en mai et en juin, dans des lieux prestigieux de la ville. Cette année, quatre femmes, peintres et sculptrices, sont ainsi mises à l’honneur : Elizabeth Garouste, Nurcan Giz, Ruta Jusionyte, et Emmanuelle Renard. Parallèlement à ces expositions, un salon collectif est organisé pendant quatre jours. Cinquante-quatre artistes, choisis après une sélection féroce, présentent leur travail en direct au public dans des stands individuels. L’édition 2014 s’est tenue du 29 mai au 1er juin dans un nouvel espace culturel inauguré il y a un mois à peine. Les années précédentes, la manifestation se déroulait en extérieur sous une grande tente blanche. Si le salon y a sûrement gagné en confort, des améliorations sont encore à prévoir notamment pour l’éclairage, pas adapté aux œuvres d’art, pour la disposition des stands, un peu confuse, et la signalétique, bien pauvrette. Concernant la sélection des artistes, le jury a fait preuve d’éclectisme et de choix étonnants, voire discutables. Mais il y a toujours des surprises, de belles rencontres. Parmi mes coups de cœur, j’ai retrouvé des artistes dont j’ai déjà parlé dans ce blog. Je me suis laissée emporter par les paysages évanescents de Sandrine Paumelle, les femmes animales de Marta Grassi, les rêveries envoutantes de Sylc, les portraits provocants d’Alexandra Chauchereau. J’y ai fait également quelques découvertes : j’ai aimé les personnages expressifs et corrosifs d’Hanna Chroboczek, les balades muséales de Mikael Kerboas, les collages délicats de Chloé Sadoun.

Voici un petit diaporama de cette visite :

 

Pour en savoir plus : www.pulsart-lemans.com

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Mes coups de cœur à Mac Paris

Mac Paris fête ses trente ans. C’est un très bel anniversaire, car la sélection est particulièrement réussie cette année. Les bonnes surprises sont nombreuses, dans des univers très différents, de l’hyperfiguratif au street-art en passant par le pop art, l’abstraction. Ce salon a pour particularité de permettre aux artistes de présenter directement leur travail au public sans passer par le filtre d’une galerie. Sont donc réunis cent vingt-cinq talents, choisis pour leur originalité, leur message, leur cohérence plastique. Chacun dispose d’un beau stand individuel de 18 m2. À charge pour eux de soigner l’accrochage et de séduire les visiteurs. Les artistes sélectionnés jouent le jeu. Chaque stand est un univers à découvrir. L’ensemble est de qualité. Le crû 2013 est gouleyant avec des arômes acidulés et anticonformistes.

Et puisqu’il n’est pas possible de parler de tout le monde, voici six artistes dont j’ai aimé le travail.

Amaya Eguizabal

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Amaya Eguizabal, Où est Dieu ? Technique mixtes sur toile, 144 x 266 cm, 2011

Amaya Eguizabal réinterprète les souvenirs de son enfance, des contes et des légendes, de l’univers des rêves et des petits faits innocents de la vie de tous les jours.

Hélène Loussier

Hélène Loussier, Lapin Botté, faience émaillée
Hélène Loussier, Lapin Botté, faience émaillée

Après avoir longtemps exploré le pays du dessin, de la ligne et de la tache, Hélène Loussier est entrée dans la troisième dimension ! Elle crée des maisons avec des pattes, des chiens fleurs, des lapins bottés. Ses sculptures en céramique émaillée nous plongent dans un univers tout en fantaisie et poésie.

Emmanuelle Mason

Emmanuelle Mason, Le Bélier, encre sur impression numérique montée sur Dibond - 150 x 213 cm - 2012
Emmanuelle Mason, Le Bélier, encre sur impression numérique montée sur Dibond – 150 x 213 cm – 2012

Comment rendre beau ce qui est irregardable ? Emmanuelle Mason peint, dessine, photographie des animaux morts. Par la grâce de son coup de crayon, le cadavre devient exquis, le laid devient sublime.

Marc Héliès

Marc Héliès, Gueules cassées, crayon et stylo sur page du "Feu" d'Henri Barbusse, 24 x 30, 2012-2013
Marc Héliès, Gueules cassées, crayon et stylo sur page du « Feu » d’Henri Barbusse, 24 x 30, 2012-2013

Les gueules cassées de Marc Héliès nous parlent de guerres passées. Avec les années, les derniers témoins de la Grande Guerre disparaissent. L’horreur devient une abstraction. Heureusement, l’art est là pour gueuler : plus jamais ça ! Dans ses œuvres, Marc Héliès mêle texte et dessin. Pour réaliser ses portraits, il a effectué une recherche documentaire dans les archives du Val de Grâce et dans des revues antimilitaristes allemandes.

 

 Anne-Christine Roda

Anne-Christine Roda, "Jean-Michel D"., huile sur toile, 80 x 100 cm.
Anne-Christine Roda, « Jean-Michel D », huile sur toile, 80 x 100 cm.

Au-delà de la prouesse technique, les portraits Anne-Christine Roda dégagent une force intemporelle, une humanité fébrile. Qui sont ces autres ? Que regardent-ils ? Qui sont les spectateurs ?

Élodie Lemerle

Élodie Lemerlé, Acrylique sur papier, 100 x 150 cm
Élodie Lemerlé, Acrylique sur papier, 100 x 150 cm

Élodie Lemerle puise son inspiration dans les photographies de presse, qu’elle détourne, incise, associe. Son sujet c’est l’humanité vue par le prisme des médias. Elle retriture à sa façon ces images informatives, chamboulant l’ordre établi pour lui redonner son sens, un autre sens.

 

 

En bonus

J’ajoute dans cette liste très féminine (le hasard du choix, la sensibilité de l’auteur de ces lignes)  Jérôme Delépine, Albane de Saint-Rémy et Mélanie Duchaussoy. Avec une mention spéciale pour une autre artiste dont le blog s’est déjà fait l’écho, et qui en outre, est une amie, Alexandra Chauchereau. Elle présente ici un travail sur l’identité, la violence larvée des étiquettes sociales. Pour en savoir plus, vous pouvez regarder son interview vidéo sur le blog.

(Photo en-tête : peinture d’Alexandra Chauchereau)

Infos :

Mac Paris, c’est du 28 novembre au 1er décembre 2013, Espace Champerret, 6 rue Jean Oestreicher, 75017 Paris. Métro : Porte de Champerret.

Les portraits au numéro d’Alexandra Chauchereau

Cette vidéo est la première d’une série réalisée par Cimaises-le blog, ayant pour thème l’inspiration des artistes contemporains. Nous débutons l’aventure par l’interview d’Alexandra Chauchereau. Celle-ci dévoile en avant-première l’un des axes de sa prochaine exposition personnelle, qui aura lieu en juin 2013 à l’Espace Landowski à Boulogne-Billancourt.

« Une partie des œuvres exposées est le fruit d’une recherche sur l’identité qu’elle soit sociale, familiale ou professionnelle, confie Alexandra Chauchereau. Je crois que l’être humain est multiple et que la société a tendance à vouloir l’enfermer dans une case. » L’artiste refuse la bureaucratisation des rapports sociaux, leurs conformismes. Non, nous ne sommes pas des numéros, ni des produits ! Pour étayer son propos, Alexandra Chauchereau réalise de grands portraits à l’huile ou à l’acrylique auxquels elle associe panneau de texte ou code barre. Elle évoque ainsi le besoin de notre société d’étiqueter sans grande subtilité les individus. La rudesse du propos est cependant contredite par l’empathie éprouvée pour les modèles. Les regards, les sourires dévoilent leur humanité, leur fragilité. À chacun d’entre nous de savoir regarder au-delà des apparences, tel est le message de l’artiste.

Alexandra Chauchereau dans son atelier (photo VA)

Infos Pratiques
Exposition d’Alexandra Chauchereau, Nef de l’Espace Landowski, 28 Avenue André Morizet, 92100 Boulogne-Billancourt. Du 12 juin au 14 juillet 2013. Entrée libre.

Et si vous voulez découvrir d’autres vidéos tournées par le blog, c’est ici !