Archives pour la catégorie Vidéo

Marché de printemps à Art Paris Art Fair

Créée en 1999, la foire Art Paris Art Fair n’a plus à faire ses preuves. Elle possède sa propre personnalité même si l’on continue parfois de la désigner comme la petite sœur printanière de la FIAC. Ainsi, à la différence de la FIAC, les galeries suivent moins les diktats des modes de l’Art contemporain. Elles présentent en général des œuvres moins clinquantes, moins spectaculaires. Art Paris Art Fair se veut une foire accessible où les prix moyens tourneraient autour de 10 000 euros*.  Du coup, l’ambiance est moins compassée, plus chaleureuse. Cependant, la manifestation cultive les travers de nombreuses foires d’art contemporain. Dans un contexte économique difficile, les marchands limitent les risques. Très peu d’entre eux osent le solo show. La plupart préfèrent exposer une large variété d’artistes dans un accrochage pas toujours cohérent. D’où une impression de caverne d’Ali Baba ou pire, de bric-à-brac, pour le visiteur qui arpente les allées du Grand Palais. Mais si l’on prend le temps de regarder, des pépites se dévoilent toujours au regard.

Ainsi, parmi les 144 galeries participantes, la galerie Da-End (un nouvel arrivant) a fait le choix d’un accrochage audacieux. Sur son stand entièrement tapissé d’un bleu intense, elle propose un cabinet de curiosités contemporaines fascinant. Elle expose une sculpture de plumes et de cire de l’artiste Lucy Glendinning, un crâne-trophée en coquille d’œufs de Jim Skull. L’ensemble du stand est magnifique.

Autres coups de cœur : pour le monde étrange de la jeune artiste russe Julia Zastava, entre cauchemars et contes de fées, présenté par la Galerie L’Aléatoire, pour les grandes bonnes femmes très inquiétantes dessinées avec maestria par Stiina Saaristo vues sur le stand de la Galerie Heino. Dernier artiste de cette sélection forcément succincte : Igor Skaletsky et ses peintures surréalistes exposées chez Alfa Galerie

Et j’en oublie beaucoup d’autres !

* selon son commissaire Guillaume Piens, dans une interview donnée à Télérama

En bonus, une petite vidéo sur quelques œuvres en « mouvement » :

 

ART PARIS ART FAIR
28 mars – 1er avril 2013
GRAND PALAIS, avenue Winston Churchil, 75008 Paris.

Les peintures iconoclastes de NOEL PERRIER

Voici la deuxième vidéo réalisée par le blog sur un jeune peintre contemporain… Cette fois-ci, Noël Perrier nous dévoile les secrets de son inspiration. L’artiste revendique une figuration prosaïque où les images se télescopent avec humour.

Quel est le point commun entre John Wayne, une nature morte espagnole du XVIIIe siècle, le Dalaï Lama et une bouteille de Perrier ? Et bien, ils sont réunis sans cérémonie par l’artiste Noël Perrier dans des peintures colorées, pétillantes de joie de vivre. « Mes toiles sont des concentrés de citations, nourries par des images issues de la mémoire collective et populaire, d’activités quotidiennes, de souvenirs de séances de cinéma, d’images d’enfance… J’utilise ces signes de reconnaissance, communs à tous, pour les placer dans une nouvelle dramaturgie. » Noël Perrier confronte héros de bandes dessinées et portraits classiques, cowboys mythiques et pin-up de films érotiques, symboles religieux et objets de consommation…  Il joue également sur la dualité des modes de traitement. Certaines zones de ces peintures sont monochromes, d’autres soulignées de traits colorés. La touche peut être précise, parfois, elle n’est que taches abstraites. « La facture de mes toiles est aussi un amalgame : dessin, peinture, aplats colorés, combinant les matières, comme l’acrylique et le pastel gras. Le support utilisé, la toile sur châssis, évoque une histoire de l’art classique, polie, bien élevée et son détournement par la peinture moderne. Il est alors tentant de tromper les attentes de ce qui devrait ou ne devrait pas figurer dans un tableau, se jouant de la dignité de ce support. »

Noël Perrier évoque la confusion du monde actuel, qui mêle sans hiérarchie icônes futiles de la société du spectacle, grandes figures religieuses et références à l’histoire de l’art sur les écrans de nos télévisions, dans les pages des magazines. Le peintre ne souhaite pas forcément dénoncer, il s’amuse avec impertinence de ces amalgames, il célèbre le pouvoir des images à travers les temps. « Je ne cherche pas à formuler un message fermé, défini à l’avance. Il y a une part de hasard, d’inconscient, d’évidence primitive dans ce que je choisis de représenter. (…) Le cinéma ou la musique manient naturellement l’impertinence et le mélange des genres, sans hiérarchie entre eux, j’aimerais en faire autant dans ma peinture. »

Noël Perrier a été sélectionné pour exposer à la manifestation internationale d’art Contemporain Puls’art, du 9 au 12 mai 2013 au Mans.

Il est lauréat du Grand Prix de Peinture 2012 de Saint-Grégoire. À ce titre, il exposera à l’automne 2013 au Centre d’animation de la Forge, 35762 Saint-Grégoire.

Vous pouvez voir d’autres peintures, des lithographies sur son site personnel : http://nono.paint.free.fr/

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Les portraits au numéro d’Alexandra Chauchereau

Cette vidéo est la première d’une série réalisée par Cimaises-le blog, ayant pour thème l’inspiration des artistes contemporains. Nous débutons l’aventure par l’interview d’Alexandra Chauchereau. Celle-ci dévoile en avant-première l’un des axes de sa prochaine exposition personnelle, qui aura lieu en juin 2013 à l’Espace Landowski à Boulogne-Billancourt.

« Une partie des œuvres exposées est le fruit d’une recherche sur l’identité qu’elle soit sociale, familiale ou professionnelle, confie Alexandra Chauchereau. Je crois que l’être humain est multiple et que la société a tendance à vouloir l’enfermer dans une case. » L’artiste refuse la bureaucratisation des rapports sociaux, leurs conformismes. Non, nous ne sommes pas des numéros, ni des produits ! Pour étayer son propos, Alexandra Chauchereau réalise de grands portraits à l’huile ou à l’acrylique auxquels elle associe panneau de texte ou code barre. Elle évoque ainsi le besoin de notre société d’étiqueter sans grande subtilité les individus. La rudesse du propos est cependant contredite par l’empathie éprouvée pour les modèles. Les regards, les sourires dévoilent leur humanité, leur fragilité. À chacun d’entre nous de savoir regarder au-delà des apparences, tel est le message de l’artiste.

Alexandra Chauchereau dans son atelier (photo VA)

Infos Pratiques
Exposition d’Alexandra Chauchereau, Nef de l’Espace Landowski, 28 Avenue André Morizet, 92100 Boulogne-Billancourt. Du 12 juin au 14 juillet 2013. Entrée libre.

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Dans l’atelier du peintre

La peinture d’Antoni Ros Blasco, entre abstraction et figuration, dégage une force tragique et lumineuse. L’artiste peint exclusivement à l’huile, sur des grands formats. C’est ce travail que nous permet de découvrir le réalisateur Jean-Louis Leone, avec les commentaires de Jean-Pascal Léger, éditeur et commissaire d’exposition. Cette vidéo, réalisée par Jean-Louis Leone et diffusée avec son autorisation, présente des extraits d’un film d’une demi-heure adjoint au livre d’artiste « Trois variations » publié par les Éditions Derrière la vitre.


Dans l’atelier d’Antoni Ros Blasco (extraits) par cimaises-leblog

Équipe technique :
Production, réalisation, montage : Jean-Louis Leone
Images : Gérard Delahaye
Post production, mixage, étalonnage : Bernard Dartigues
Assistante : Pascale Riccoboni
Musique originale : Benoît Gil

Droits réservés

Sculptures sous-marines

Jason deCaires Taylor, "Silent Evolution", MUSA Collection, Cancun/Isla Mujeres, Mexico.

Connaissez-vous le travail du sculpteur anglais Jason deCaires Taylor ? Celui-ci a eu l’idée un peu folle de créer un parc de sculptures sous-marines dans les eaux chaudes des Caraïbes. Ses œuvres (en béton au pH neutre) sont des moulages réalisés à partir de modèles vivants. Une fois dans l’eau, elles évoluent lentement, colonisées par le corail, les algues, les coquillages. Avec pour objectif, de contribuer au redéveloppement du massif coralien ! Une belle idée, non ?

Le geste du graveur

[Brève]

Philippe Tardy, "Ste Rose du Nord", eau-forte sur cuivre

L’artiste lyonnais Philippe Tardy nous invite au voyage vers des contrées imaginaires et mélancoliques. L’une de ses techniques favorites est la gravure en taille-douce. Avec différents outils, l’artiste dessine en creux sur une plaque de cuivre… Cette plaque encrée sera ensuite placée dans une presse pour donner une impression inversée. C’est ce travail de patience que le photographe Thibaut de Rohan nous dévoile dans une vidéo poétique.

Philippe Tardy from Thibaut de Rohan on Vimeo.

Philippe Tardy expose régulièrement à la galerie Le Soleil sur la place à Lyon. Il participe au Salon de Lyon et du Sud-Est du 10 novembre au 2 décembre 2012.