Archives pour la catégorie Interviews vidéo

coutant

Violence animale de Cécile Coutant

Cimaises-leblog.fr a rencontré Cécile Coutant, une peintre passionnée. Elle expose à la Clef, à Saint-Germain-en-Laye, dix ans de travail sur le thème de la violence animale. Une expo colorée, surprenante, originale.


Violence animale par Cécile Coutant par cimaises-leblog

De son exposition, Cécile Coutant nous livre ces quelques pistes : « L’homme est un loup pour l’homme : la part animale qui est en nous justifierait-elle la violence faite aux hommes par les hommes ? Gros plan expressionniste du cerf en quête d’amour, trophées ex-voto en hommage à cette nature qui a perdu le combat, sculptures symbiotiques où l’homme se mêle à l’animal, confrontation écarlate avec le soldat en armes et symbolique de liberté dans les mains de femmes paisibles ; à travers cette rétrospective de dix ans de travail, je vous invite à réfléchir aux rapports tumultueux entre l’homme et l’animal. Une réflexion entamée depuis l’enfance, où les repas de famille étaient animés par les récits virils des chasseurs dans un décor d’armes et de trophées, dépouilles signant la victoire de l’homme sur l’animal. »

L’expo

Violence animale de Cécile Coutant, du 2 novembre au 12 décembre 2015, à La Clef, 46 rue de Mareil, 78100 Saint-Germain-en-Laye.

Les liens

www.laclef.asso.fr

www.cecile-coutant.com

Héliès gueules cassées

Les gueules cassées de Marc Héliès

Le sujet est plutôt difficile. Mais Marc Héliès s’y est attelé sans faux-semblant ni fausse pudeur. Ses portraits de gueules cassées de la Première Guerre mondiale saisissent le spectateur. Comment ces hommes ont-ils pu survivre alors qu’ils étaient aussi meurtris, comment ont-ils pu continuer à espérer alors qu’ils n’avaient plus visage humain ?

Issu d’une famille de militaires, l’artiste dénonce les horreurs de la guerre. Aujourd’hui, celle-ci se perpétue avec des drones, des écrans vidéo. Mais les blessures, les souffrances sont toujours terribles. Marc Héliès se bat contre la guerre à sa façon, avec des stylos-billes, du papier calque. Il a réalisé une quarantaine de portraits de gueules cassées françaises et allemandes qu’il présente à côté de paysages du front, hachés par les bombes. Il associe ces dessins avec des pages de livres d’écrivains pacifistes : À l’ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque, Le Feu d’Henri Barbusse, Orage d’acier d’Ernst Jünger. L’ensemble est saisissant. L’œuvre peut repousser, effrayer. Mais un artiste ne doit pas forcément peindre le beau, ni l’agréable. Marc Héliès explique sa démarche dans cette vidéo filmée par le blog à son atelier.


Les gueules cassées de Marc Héliès par cimaises-leblog

En savoir plus :

Marc Héliès a présenté ses Gueules Cassées lors du salon Mac Paris en novembre dernier. 2014 étant une année de commémoration de la Grande Guerre, il espère pouvoir montrer cette série dans des lieux de mémoire.

L’artiste exposera à l’Espace 13 à Mur-de-Barrez (12) du 12 avril au 31 mai. Il sera présent à la manifestation Artcité de Fontenay-sous-Bois (94) à l’automne 2014.

Son site : http://www.marc-helies-peintre.odexpo.com

Image en-tête : Marc Héliès, Gueules cassées, Le feu n°28, technique mixte,  24 x 30 cm.
Marc Héliès dans son atelier. Photo VA.
Marc Héliès dans son atelier. Photo VA.

Marta Grassi, contes dessinés

Les jeunes femmes dessinées par Marta Grassi ne sont pas si sages que leur regard tendre voudrait nous le faire croire… Belles et nues, elles règnent sur une cour d’animaux familiers ou sauvages. Dans une étreinte sensuelle, elles serrent leur compagnon contre leur cœur, les cachent entre leurs jambes. Entre la femme et l’animal se crée un dialogue poétique et subtil, qui révèle la douce animalité de l’une, la si proche humanité de l’autre. Au fusain et à la pierre noire, avec quelques touches de gouache, Marta Grassi donne libre cours à sa fantaisie, elle crée des contes à rêver. À chacun de trouver la clef des songes. Pour Cimaises-leblog, l’artiste livre, sans trop dévoiler, le secret d’un de ses dessins…

Si vous aimez son univers, vous pouvez découvrir son travail à la galerie de l’Atelier Pièce Unique à Fourqueux (78112) jusqu’au 28 septembre 2013.

The artist Marta Grassi draws young women not so wise, despite their tender glance. Beautiful and naked, her heroines ruled over a domestic or wild animals court. In a sensual embrace, they shake their companion against their heart, they hide them between their legs. Between woman and animal, a poetic and subtle dialogue is created that reveals the gentle animality of one, the humankind of the other. With charcoal, black chalk and touches of gouache, Marta Grassi gives free rein to her imagination. She creates stories to dream. For Cimaises-leblog, the artist reveals the secret of one of her drawings.

Les étranges portraits de Marie-Jeanne Caprasse

De grands yeux noirs, une peau laiteuse, un sourire frémissant… L’enfant prend la pause et soutient le regard. Derrière la petite fille, derrière le petit garçon, des fleurs (vénéneuses ?), des tourbillons enneigés agitent l’espace. Ils évoquent le monde intérieur du jeune portraituré, l’âme en devenir dans un corps malhabile. L’artiste Marie-Jeanne Caprasse invite à d’étranges rencontres. Ses huiles grand format peuvent désarçonner le spectateur, l’effaroucher. Mais c’est pourquoi je les aime. Pour l’ambivalence qu’elles dégagent, l’expression de mystère, le non-conformisme. De cette série qu’elle a intitulée Territoires, la peintre dit : « Je travaille sur la dialectique entre le sujet et l’espace-paysage dans lequel il s’inscrit. L’un et l’autre entretiennent une relation toujours ambigüe, parfois conflictuelle, qui révèle le sujet là où ne l’attend pas, voire le sujet qu’on n’attendait pas.  L’espace paysage devient ainsi, peut-être malgré lui, plus sujet que le sujet lui même. »

Si vous voulez mieux connaître l’artiste, cela tombe bien, Marie-Jeanne  Caprasse expose une de ses séries, « Portraits singuliers », du 22 mai au 2 juin 2013 à la GALERIE 59 (59 rue de Rivoli) à Paris, en compagnie de deux photographes, Estelle Lagarde et Luc Hossepied.

Vous pouvez également voir d’autres œuvres sur son site internet www.caprasse.eu

La musique de la vidéo est de Deja Mu. Pour écouter d’autres morceaux, c’est ici !

In brief :
A new interview on the blog !
The Marie-Jeanne Caprasse portraits are strange and unique. For the artist, the most important isn’t the person represented but its environment on the painting. The background reveals the inner world of the characters with their ambiguities, dreams or nightmares.

Les peintures iconoclastes de NOEL PERRIER

Voici la deuxième vidéo réalisée par le blog sur un jeune peintre contemporain… Cette fois-ci, Noël Perrier nous dévoile les secrets de son inspiration. L’artiste revendique une figuration prosaïque où les images se télescopent avec humour.

Quel est le point commun entre John Wayne, une nature morte espagnole du XVIIIe siècle, le Dalaï Lama et une bouteille de Perrier ? Et bien, ils sont réunis sans cérémonie par l’artiste Noël Perrier dans des peintures colorées, pétillantes de joie de vivre. « Mes toiles sont des concentrés de citations, nourries par des images issues de la mémoire collective et populaire, d’activités quotidiennes, de souvenirs de séances de cinéma, d’images d’enfance… J’utilise ces signes de reconnaissance, communs à tous, pour les placer dans une nouvelle dramaturgie. » Noël Perrier confronte héros de bandes dessinées et portraits classiques, cowboys mythiques et pin-up de films érotiques, symboles religieux et objets de consommation…  Il joue également sur la dualité des modes de traitement. Certaines zones de ces peintures sont monochromes, d’autres soulignées de traits colorés. La touche peut être précise, parfois, elle n’est que taches abstraites. « La facture de mes toiles est aussi un amalgame : dessin, peinture, aplats colorés, combinant les matières, comme l’acrylique et le pastel gras. Le support utilisé, la toile sur châssis, évoque une histoire de l’art classique, polie, bien élevée et son détournement par la peinture moderne. Il est alors tentant de tromper les attentes de ce qui devrait ou ne devrait pas figurer dans un tableau, se jouant de la dignité de ce support. »

Noël Perrier évoque la confusion du monde actuel, qui mêle sans hiérarchie icônes futiles de la société du spectacle, grandes figures religieuses et références à l’histoire de l’art sur les écrans de nos télévisions, dans les pages des magazines. Le peintre ne souhaite pas forcément dénoncer, il s’amuse avec impertinence de ces amalgames, il célèbre le pouvoir des images à travers les temps. « Je ne cherche pas à formuler un message fermé, défini à l’avance. Il y a une part de hasard, d’inconscient, d’évidence primitive dans ce que je choisis de représenter. (…) Le cinéma ou la musique manient naturellement l’impertinence et le mélange des genres, sans hiérarchie entre eux, j’aimerais en faire autant dans ma peinture. »

Noël Perrier a été sélectionné pour exposer à la manifestation internationale d’art Contemporain Puls’art, du 9 au 12 mai 2013 au Mans.

Il est lauréat du Grand Prix de Peinture 2012 de Saint-Grégoire. À ce titre, il exposera à l’automne 2013 au Centre d’animation de la Forge, 35762 Saint-Grégoire.

Vous pouvez voir d’autres peintures, des lithographies sur son site personnel : http://nono.paint.free.fr/

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Les portraits au numéro d’Alexandra Chauchereau

Cette vidéo est la première d’une série réalisée par Cimaises-le blog, ayant pour thème l’inspiration des artistes contemporains. Nous débutons l’aventure par l’interview d’Alexandra Chauchereau. Celle-ci dévoile en avant-première l’un des axes de sa prochaine exposition personnelle, qui aura lieu en juin 2013 à l’Espace Landowski à Boulogne-Billancourt.

« Une partie des œuvres exposées est le fruit d’une recherche sur l’identité qu’elle soit sociale, familiale ou professionnelle, confie Alexandra Chauchereau. Je crois que l’être humain est multiple et que la société a tendance à vouloir l’enfermer dans une case. » L’artiste refuse la bureaucratisation des rapports sociaux, leurs conformismes. Non, nous ne sommes pas des numéros, ni des produits ! Pour étayer son propos, Alexandra Chauchereau réalise de grands portraits à l’huile ou à l’acrylique auxquels elle associe panneau de texte ou code barre. Elle évoque ainsi le besoin de notre société d’étiqueter sans grande subtilité les individus. La rudesse du propos est cependant contredite par l’empathie éprouvée pour les modèles. Les regards, les sourires dévoilent leur humanité, leur fragilité. À chacun d’entre nous de savoir regarder au-delà des apparences, tel est le message de l’artiste.

Alexandra Chauchereau dans son atelier (photo VA)

Infos Pratiques
Exposition d’Alexandra Chauchereau, Nef de l’Espace Landowski, 28 Avenue André Morizet, 92100 Boulogne-Billancourt. Du 12 juin au 14 juillet 2013. Entrée libre.

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