Archives pour la catégorie Galerie

Lydie Arickx à la Loo & Lou Gallery

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Lydie Arickx, Grandeur Nature, Huile et pigments sur toile émeri, 300 x 400 cm.

L’exposition de Lydie Arickx à la Loo & Lou Gallery montre toute la palette du talent de l’artiste contemporaine. Les dessins minimalistes y côtoient les peintures expressionnistes grand format. Les sculptures aériennes et mystiques explorent les techniques : bronze, cire, cristal… Gravité, le titre de l’événement, renvoie à la fois à l’attraction terrestre qui attire les corps, à la gravité de l’âme devant la fin inéluctable. L’énergie sombre des œuvres évoque la mort, mais aussi la vie jaillissante. L’initiale pesanteur devient légèreté. La poudre des pigments semble encore voleter dans l’air. Les peintures fluo illuminent d’un éclat doré les crânes. Dans la matière prodigue des toiles, dans le bouillonnement anarchique des sculptures, pulsent l’énergie créatrice, la passion de l’artiste. Lydie Arickx a la générosité de partager avec le public l’intensité de ces moments de création. Pendant l’exposition, elle réalise des performances en direct. Dans un lieu jouxtant la galerie, elle peint  un immense livre de papier. Elle remplit chaque page d’œuvres colorées et saisissantes. D’une énergie incroyable, l’artiste virevolte, escalade et redescend l’escabeau qui lui permet d’atteindre le haut de son ouvrage. Parfois, elle danse au son de la musique qui rythme cet atelier inédit et éclate d’un rire cristallin d’enfant, heureuse d’être là. La présence des spectateurs ne la gêne pas, bien au contraire. « Je suis une cannibale. Je me nourris de vos énergies ! »

Cimaises-leblog a eu la chance de filmer un de ces moments privilégiés. En voici quelques extraits.

L’expo

Du 13 septembre au 26 novembre 2017, l’exposition de Lydie Arickx organisée par la Loo & Lou Gallery se déroule dans trois lieux aux atmosphères différentes. Avenue George V, les murs sont peints de noir. L’atmosphère est celle d’un cabinet de curiosité. Rue Notre-Dame-de-Nazareth, la galerie expose des peintures grand format, des sculptures. À quelques mètres de là, l’Atelier présente le grand livre de papier sur lequel l’artiste effectue régulièrement ses performances.

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L’atelier de Lydie Arickx. © Biancarickx

L’artiste

Peintre et sculpteur, Lydie Arickx est née en 1954 à Villecresnes de parents d’origine flamande. Après des études à l’École supérieure d’arts graphiques de Paris (ESAG), elle   obtient   sa   première   exposition personnelle en 1979 à la galerie Jean Briance. Dès le début des années 1980, elle participe à des événements internationaux comme la foire de Bâle, la FIAC ou Art Paris. En 1991, elle s’installe dans les Landes où elle travaille sur de grands formats et aborde la sculpture monumentale. En 1998, elle crée avec Alex Bianchi un festival d’art contemporain « les Rencontres du Cadran » qui accueillera pendant cinq années consécutives plus de 80 artistes internationaux et émergents. L’artiste organise régulièrement des événements culturels sur de grandes scènes nationales mettant en scène l’art contemporain et le spectacle vivant. Des œuvres de Lydie Arickx figurent dans les grandes collections publiques internationales (Musée national d’art moderne de Paris, Centre Pompidou, Palais de Tokyo, FNAC…) et au sein de l’espace public (Hôpital Paul-Brousse à Villejuif, Centre hospitalier intercommunal de Créteil, IUFM de Mont-de-Marsan…) Enfin, son atelier est considéré comme un lieu d’expérimentation à part entière qu’elle aime partager avec tous publics.

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Lydie Arickx, Sans titre, Huile et pigments sur toile, 100 x 100 cm. © Biancarickx

Les adresses

LOO & LOU GALLERY HAUT MARAIS et L’ATELIER, 20, rue Notre-Dame-de-Nazareth, Paris 3e.

Ouvert du mardi au samedi de 11 h à 19 h

LOO & LOU GALLERY — GEORGE V, 45, avenue George V, Paris 8e.

Ouvert du mardi au samedi de 11 h à 19 h, le samedi ouvert sur rendez-vous

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Paysages contemporains

Non, peindre le paysage n’est pas ringard. Des artistes contemporains très côtés se passionnent pour ce genre pictural. C’est le cas d’Alex Katz. Ce peintre américain (né en 1927) proche du mouvement pop art est très connu pour ses portraits stéréotypés, composés en aplats de couleur. Il aborde dès les années quatre-vingt une réflexion sur le paysage, privilégiant les très grands formats pour que le spectateur puisse s’immerger dans la peinture. La galerie Thaddaeus Ropac à Paris présente ses œuvres les plus récentes sur ce thème, comprenant une vingtaine d’esquisses et plusieurs tableaux monumentaux. Comme pour les portraits, les paysages déclinent une ligne épurée, des motifs aux formes minimalistes, des couleurs uniformes. L’artiste choisit une simplification radicale, souvent déroutante. Les différents éléments sont peints sur un seul et même plan, sans profondeur de champ. Un trait suggère une branche, une empreinte de pinceau se transforme en feuille, deux lignes accolées évoquent une fenêtre. Personnellement, je trouve les grands tableaux un peu paresseux, réalisés avec une économie de moyens qui fait la marque de fabrique de l’artiste, mais qui manque d’un peu d’émotions. Les esquisses en petits formats sont quant à elles beaucoup plus sensibles.

Alex Katz, Dogwood, 2016. Huile sur toile, 243,8 x 320 cm.
Alex Katz, Dogwood, 2016. Huile sur toile, 243,8 x 320 cm.

La jeune génération s’intéresse aussi au paysage. Par exemple, Bruno Gadenne (né en 1990) découvert grâce à la galerie Bertrand Gillig à Strasbourg, qui lui a organisé sa première exposition personnelle. Le jeune homme peint à l’atelier des paysages vus lors de ses voyages à travers le monde. Il s’attache à créer dans ses œuvres une dimension insolite en détournant subtilement certains éléments. Il provoque une tension par des effets de profondeur et par un travail sur les ombres et la lumière. Son intention ambitieuse est de capturer l’attention, d’inviter le spectateur à la contemplation tout en étant sur le qui-vive. Le calme dissimule une menace sous-jacente. Sa série La rivière la nuit est magnifique. Par une superposition de glacis sombres, il dérobe son sujet au regard. Sa dernière série est un peu différente : à la fois aérienne et minérale, elle évoque les montagnes d’Islande.

Bruno Gadenne, série La rivière, la nuit, huile sur toile, 130 x 160 cm.
Bruno Gadenne, série La rivière, la nuit, huile sur toile, 130 x 160 cm.

Pour info :

Alex Katz, NEW LANDSCAPES, galerie Thaddaeus Ropac, Paris Marais, 30 août 2016 – 12 octobre 2016.

Bruno Gadenne, exposition hors les murs chez LLC Avocats, rue du Dôme à Strasbourg, du 6 octobre au 23 décembre 2016. Renseignements : galerie Bertrand Gillig

 

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Arles-y !

Une fois n’est pas coutume, le blog s’intéresse à la photographie contemporaine. Cette discipline est un vivier d’artistes formidables. Il suffit de visiter Arles pour s’en rendre compte. La ville accueille pour la quarante-sixième année ses Rencontres photographiques. Cette année, on peut découvrir une trentaine d’expositions réparties dans toute la ville et à ses alentours dans des lieux souvent insolites et magnifiques : églises, couvents, chapelles, entrepôts… La programmation couvre tous les genres : photographie documentaire, vernaculaire, conceptuelle, historique… Si vous n’êtes pas passé à Arles cet été, il est encore temps de goûter ce très bon crû 2015, car le festival ferme ses portes le 20 septembre seulement. Voici les 5 expositions préférées du blog.

Martin Gusinde au Cloître Saint-Trophime

Rencontres photographiques Arles
Martin Gusinde. Ulen, Le bouffon masculin. Avec l’aimable autorisation d’Anthropos institut/Editions Xavier Barral

C’est un voyage vers des terres inconnues, aujourd’hui disparues, que nous propose cette exposition. Elle présente les photographies du missionnaire et anthropologue allemand Martin Gusinde, réalisées de 1918 à 1924 au fil de quatre voyages de plusieurs mois en Terre de Feu. C’est le seul anthropologue à avoir pu effectuer une étude détaillée de plusieurs sociétés primitives de cette région, les Selk’nam, les Yamana et les Kawésqar. L’homme ne porte pas un froid regard scientifique sur ces tribus. Bien au contraire, il participe à la vie des villageois, à leurs rites religieux. Les 1 200 clichés qu’il prend témoignent d’une profonde humanité. Ils laissent entrevoir la richesse mythique de sociétés qui avaient été jusque‐là considérées comme peu dignes d’attention. Les portraits constituent une grande part de ces images et le corps y apparaît dans ses manifestations les plus extraordinaires, celles du monde des esprits.

L’Esprit des hommes de la Terre de Feu de Martin Gusinde.

Markus Brunetti à la Grande Halle

Rencontres photo Arles
Markus Brunetti
Köln, Hohe Domkirche St. Petrus, 2008-2014.
avec l’aimable autorisation de l’artiste et Hartmann projects.

Oooh ! ne peut-on s’empêcher de s’exclamer devant les photographies de Markus Brunetti. Puis, dans la foulée, on se demande : comment a-t’il fait ? En 2005, l’artiste entame un long voyage à travers l’Europe qui durera dix ans. Il photographie les façades d’édifices sacrés en choisissant une perspective frontale radicale. Dans ses clichés grand format, aucun personnage, aucun nuage, aucun brin d’herbe ou papier sale. Rien ne vient gêner l’observation des bâtiments, incroyablement nets et détaillés depuis leur flèche jusqu’au perron. Cette précision surréaliste, obtenue grâce à un minutieux travail de postproduction, désarçonne le spectateur, le met au défi, l’invitant à prendre le temps de contempler ces monuments qu’il a peut-être déjà visités, sans toujours remarquer l’incroyable beauté de leurs façades.

Façades de Markus Brunetti

Alex Majoli et Paolo Pellegrin au magasin électrique

rencontres photo Arles
Une vue de l’exposition Congo d’Alex Majoli et Paolo Pellegrin

Ces deux photographes de l’agence Magnum nous emmènent au Congo, pour un voyage hors des sentiers battus et rebattus sur l’Afrique noire. Ils dévoilent un pays aux multiples facettes. Ils arpentent les villes et les campagnes, les mondes du jour et de la nuit, ils partagent les joies et les peines des habitants. C’est une photographie humaniste toute en finesse.

Congo d’Alex Majoli & Paolo Pellegrin.

Thierry Bouët à la Grande Halle

Fasciné par les annonces du site le Bon Coin, Thierry Bouët est allé à la rencontre de vendeurs d’objets d’insolites. Il les photographie chez eux avec cet objet dont ils ne veulent plus, dans une mise en scène décalée. Il accompagne ses clichés du texte de l’annonce, de quelques lignes d’explication. Le résultat est une exposition à l’humour tendre, jamais méchant.

Affaires privées de Thierry Bouët

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Thierry Bouët, série Affaires privées. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Vernaculaire ! à la Chapelle de la Charité

Rencontres photo Arles
Teddybär, 45. Avec l’aimable autorisation de Jean-Marie Donat.

L’exposition présente trois séries issues du fonds de 10 000 photographies du collectionneur Jean-Marie Donat. Les images qu’il affectionne ont pour point commun la répétition d’un détail. Cette répétition abolit le hasard ; les clichés côte à côte prennent un nouveau sens. «Teddybear» rassemble ainsi des photographies prises en Allemagne entre la fin de la Première Guerre mondiale et la fin des années 1960. Des anonymes posent à côté d’acteurs déguisés en ours blancs, placides ou inquiétants. «Blackface» interroge l’évolution du regard porté sur les Afro-Américains entre 1880 et la fin des années 1960 via les blackfaces, ces blancs grimés en Noirs pour des spectacles ambulants ou des fêtes privées. «Predator» présente des photos d’amateurs du monde entier ayant en commun l’ombre du photographe, portant un chapeau. Le même homme est partout, tout le temps, menaçant.

Vernaculaire ! Trois séries de la collection Jean-Marie Donat

Pour connaître le programme :

Le site du festival : Rencontres photographiques d’Arles

Hockney et son I-pad

Derniers jours pour voir l’exposition des peintures numériques du grand peintre anglais David Hockney à la galerie Lelong à Paris. Il y a deux ans la galerie avait exposé des portraits et des paysages, cette fois ce sont uniquement des paysages, réalisés à la même période (2011).

Voir l’article publié par le blog sur la précédente expo Hockney chez Lelong.

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L’expo :

David Hockney, « The Arrival of Spring », Galerie Lelong, Paris, jusqu’au 24 juillet 2015.

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Visite privée chez Hervé Perdriolle, galeriste de l’art indien

Ancien galeriste de la Figuration Libre, Hervé Perdriolle choisissait il y a vingt ans de s’exiler en famille à Pondichéry pour découvrir de nouveaux horizons. Il ne fut pas déçu de son voyage. L’art contemporain populaire et tribal indien le séduisit à tel point qu’il se mit à le collectionner. Quelques années plus tard, de retour à Paris, il décidait de mieux faire connaître ses artistes favoris au public occidental. Cimaises le blog a eu la chance de rencontrer le marchand collectionneur dans son appartement-galerie à Paris où il reçoit sur rendez-vous.

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Hervé Perdriolle devant une œuvre de Jangarh Singh Shyam. Photo VA.

Cimaises le blog : Comment s’est faite votre rencontre avec l’art contemporain populaire indien ?

Hervé Perdriolle : Je suis parti en Inde, car je voulais sortir de l’ethnocentrisme européen, découvrir de nouvelles cultures. Les quatre premiers mois de mon séjour à Pondichéry, j’ai passé mon temps à l’École française d’Extrême-Orient à compulser tout ce qui avait été publié sur l’art et les cultures locales. J’ai appris que dans les années soixante-dix, le gouvernement indien, dirigé alors par Indira Gandhi, avait placé au même niveau art contemporain, art tribal et art populaire indien en accordant des « national awards » aux grandes figures de ces mouvements. Un musée mêlant art contemporain et art populaire avait même été créé à Bhopal, le Bharat Bhawan. J’ai alors décidé de prendre le relais de qui avait été entrepris et de monter ma propre collection.

J’ai mis mes pas dans ceux des spécialistes de ces arts. Je me suis intéressé aux grands noms des ouvrages que je consultais. Puis je suis parti aux quatre coins du pays pour rencontrer ces personnes. À l’époque, c’était compliqué. Les routes étaient mauvaises, il n’y avait pas internet, je mettais un temps fou à me rendre sur place. Parfois, je trouvais porte close, mais je découvrais au hasard de mes voyages d’autres artistes, qui me captivaient. Pendant quinze ans, j’ai acheté des œuvres, en vendant mes biens pour pouvoir le faire. Je les montrais très peu et ne les commercialisais pas. Je suis devenu marchand par la force des choses. De retour à Paris, j’ai écrit de nombreux blogs pour faire connaître cet art, mais j’avais peu d’influence. Un beau jour, un collectionneur a vendu une partie de sa collection indienne, je l’ai aidé. La vente a fait un beau résultat, j’ai communiqué là-dessus. Cet argument économique a eu beaucoup plus de poids que les milliers de lignes que j’avais écrites pour faire découvrir ces artistes ! Aujourd’hui, je participe à des expositions en montrant des œuvres de ma collection, je mets en correspondance artistes contemporains occidentaux et artistes indiens. Je représente dans ma galerie des artistes populaires indiens, mais aussi de jeunes artistes sortis des écoles d’art, qui ont une démarche reliant passé et présent.

Quelle est la particularité de cet art ?

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Jivya Soma Mashe, « Double fishnet », 2014 130 x 225 cm.

Il n’y a pas un art indien, mais  différentes formes d’art, à la diversité colossale. Les peuples aborigènes de l’Inde sont répartis sur tout le territoire, dans de nombreuses tribus, qui regroupent parfois des centaines de milliers de personnes. Ces tribus ont leur propre dialecte, leur propre religion, souvent animiste, et leur propre expression artistique. Une des tribus les plus connues est les Naga, des coupeurs de têtes, christianisés dans les années 50, qui ont créé des totems et des parures magnifiques. Une autre tribu, les Warli, regroupe 600 000 personnes, qui vivent le plus possible en autarcie. Traditionnellement, elles peignaient des peintures rituelles deux fois dans l’année, au moment des mariages et des récoltes de riz. Mais un jour, dans les années 70, un homme a décidé de dessiner quotidiennement. Jivya Soma Mashé a développé un style qui a fait l’admiration de ses proches, de sa tribu puis de son pays. Peindre est alors devenu une activité pratiquée par plusieurs centaines de familles, qui complètent leur revenu agricole par la vente de petites œuvres. Une dizaine de leurs membres sont des artistes à part entière. L’art warli se caractérise par une pictographie basée sur le triangle. Un homme est composé de deux triangles opposés : l’un évoque la montagne sacrée de cette région, l’autre l’urne dans laquelle on fait les offrandes. Le peintre anime les personnages en variant l’orientation de ces deux éléments. Ainsi il peut transmettre les légendes de la tribu, car celle-ci n’a pas d’écriture !

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Une encre de Mayank Kumar Shyam (130,5 x 94 cm)

Qui sont les artistes phares de votre collection ?

C’est difficile pour moi de distinguer un artiste plus qu’un autre, car ils sont tous extraordinaires. Jivya Soma Mashé, dont je vous parlais, est l’un des artistes clefs de ma collection, mais j’essaie aussi de soutenir de jeunes artistes, comme Mayank Kumar Shyam, âgé de 25 ans, issu de la tribu des Gond. Ses encres sont magnifiques. J’aime aussi beaucoup le travail de Pushpa Kumari, une jeune femme artiste originaire de l’État du Bihar au nord de l’Inde. Elle travaille dans la tradition des peintures mithila de cette région, mais en modernisant le style et en ayant des thèmes très actuels, comme le fœticide des embryons féminins, le Sida…

Votre galerie est dans votre appartement. Pourquoi ne pas avoir pignon sur rue ?

Le principe de la galerie, le white cube froid et immaculé, n’est pas du tout dans mes goûts. Mais il est vrai que je me pose désormais la question d’avoir un espace ouvert au public pour me permettre d’organiser des conférences, des rencontres, des événements, des performances avec des artistes. Je suis en train d’y réfléchir. Peut-être dans quelques mois… Ce sera une nouvelle aventure !

Actualité

Cet été, Hervé Perdriolle présente plusieurs de ses artistes lors de différentes expositions collectives. Il est ainsi invité par la galerie Louis Gendre à Chamalières pour montrer son exposition « Art tribal contemporain Inde » du 19 juin au 29 août. On le retrouve aussi régulièrement dans des foires internationales comme Drawing Now et Outsider Art Fair…

Autres événements :

Musée International Des Arts Modestes Sète – France
« Véhicules » du 27 mars au 20 sept 2015

Biennale Internationale d’Art Contemporain de Melle – France
« Jardiniers terrestres, jardiniers célestes » du 4 juillet au 27 sept 2015

Espace Hom Le Xuan Gstaad – Suisse
« Indian Contemporary Art » du 11 juillet au 29 août 2015

Palais des Beaux-Arts Bruxelles – Belgique
« Chinese Utopia Revisited » du 17 juillet au 29 septembre 2015

Musée Paul Valéry Sète – France
La Figuration Libre « Historique d’une aventure » du 2 juillet au 15 nov 2015

Pour en savoir plus

Hervé Perdriolle reçoit sur rendez-vous dans sa galerie en appartement située à Paris, près du jardin de Luxembourg. Son site : http://herve-perdriolle-paris.blogspot.fr/

Andrea Area

Secrets d’atelier de Pat Andréa

La galerie et revue d’art Area propose une exposition plutôt inhabituelle, qui nous fait entrer dans l’intimité de l’atelier du peintre Pat Andrea. Sont exposées des toiles inachevées, et surtout une multitude de calques, de dessins, matrices des grandes toiles de l’artiste. Les figures féminines s’entrelacent dans une danse délicate, à peine visible sur les murs blancs de la galerie… Ces créatures éthérées donneront naissance à des œuvres joyeusement érotiques, délicieusement dérangeantes.

Ne manquez pas à l’entrée les grands dessins du Japonais Akira Inumaru brûlés par les rayons du soleil.

Pour voir l’expo :

Pat Andrea, « l’atelier transparent », jusqu’au 20 juin. Du mercredi au samedi, de 15 h à 19 h. Area, 50 rue d’Hauteville, 75010 Paris (Fond de cour – 2e étage). http://www.areaparis.com

Andréa Aréa
Vue de l’exposition de Pat Andréa à la galerie Area. Ph : VA.

Pour découvrir l’univers de Pat Andréa

Une vidéo dans l’atelier filmé par Jorge Amat